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Tome dix-neuvième.
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L I B

pour des lieux d’Afrique qui n'étoient pasmême de 3 a Libye proprement dite. Vir-gile dit dans son Enéide , 1 . 1 . v. vij.

JJinc populum lacé regem , belloquesu-perbzim

Venturum excidio Libyac.

On volt bien que le poète parle ici deCarthage favorisée de Junon , & dont laruine devoir être Pouvrage des Romains.

II y avoir cependant en Astique des paysauxquels le nom de Libye étoit propre dansl’efprit des géographes : telle étoit la ma-réotide , ou la Libye maréotide , pays situéentre Alexandrie & la Cyrénaïque. CetteLibye répondoit en partie à la Marmariquede Prolomée.

Ce géographe, L IV, c. iv, appelle aussiLibye intérieure , un vaste pays d’Afrique ,borné au nord par les trois Mauritanies &la Cyrénaïque , & par l'Ethiopie ; au midi,par le golohe de l’océan , qui est aujour-d’hui le grand golphe de Guinée. Nous som-mes dispensés d’inférer ici le chapitre oùPtolomée traite de ee pays, i°. parce qu ilest três-long , & que nous devons être tres-concis. 2.°. Parce que du temps de Ptoloméeon n’avoit qu’une connoistance très-fuper-ficielle de ce pays, & que de nos jours nousne sommes guere plus éclaires. Nous remar-querons seulement que la Libye étoit an-ciennement un des greniers de l’Italie , àcause de la grande quantité de blé qu’on entiroit. Elle en fournissoit à Rome quarantemillions de boisseaux par an pour la subsis-tance pendant huit mois de Tannée.

LItì VPIIAi, NICE S , ( Gëog. anc.)m LIB OP H EN J CE S , suivant Òiodore,/. XX. Pline , Solin , & Marianus Capeljanomment ainsi les Phéniciens établis enAfrique. Cette dénomination désignoit lesCarthaginois ; mais elle pouvoit aussi dis-tinguer les Phéniciens établis en Afrique ,des Syro- Phéniciens , c’est-à-dire , desPhéniciens qui étoient demeurés en Syriedont Ja Phénicie faisoit partie.

LÌBYSSA , ( Géog. anc.) Libyjsa selonPline , tk LibiJsa selon Ptolomée, ancienneville maritime d’Asie , dans la Bîthynie.Pline dit que cette ville n’existoit déja pinsde son temps, & qu’on n’y voyoit que le

L I C ioi£

tombeau d’Annibal, dont Plutarque parieau long dans la vie de Flaminius. Ce fut àLibyjsa, selon Eutrope, que ce grand capi-taine termina sa carrière par le poison , &qu’il sut éviter,en mourant volontairement,la douleur d’être livré par Prusias aux Ro-mains.

L.ybijsa n’étoit qu’une bourgade du tempsd’Annibal ; son tombeau l'illustra ; il s’yforma une ville qui fut fortifiée avec latemps. Beilon même croît avoir viï le tom-beau du vainqueur de Flaminius & de Te-rentius Varro ; selon lui , ce lieu íe nommeDiaribe. Pierre Gilles prétend que ce lieuest un simple village qu’il appelle Diaci-bijsa.

Appien ne connoît en cet endroit nìville , ni bourg , ni village ; il n’a víï qu’unerivkre nommée Libyjsus. Mais qui empê-che qu’il n’y ait eu un village , une ville ,une campngne,&une riviere deraêmenom,dans un endroit qu’Annibal avoit choisi pourfa retraite ?

en latin Leocata ( Géog. )

'ìIa rìanc Troll/» rlr»

LICATE u,petite ville de Sicile , dans la vallée de Norto, dans un pays fertile en blé, avec un portsiir la cote méridionale. Elle est fur les con-fins de la vallée de Mazara , & s’avancedans la mer en forme de presqu’île , à Tem-bouchure de la rivière de Salso. Long. 30.15 ; lat. 37.44.

LICATII , ( Géograph. anc. ) ou LI-CATES , selon Pline , liv. III, ch. xx ,ancien peuple de la Vindélicie , dont Au-guste triompha. Ptolomée les met au borddu Lycias , aujourd’hui la rivière de Lecke.(D. J.)

LICE , f. f. ( Gramm. ) champ clos , oucarrière où les anciens chevaliers combat-toíent soit à outrance , soit par galante-rie , dans les joutes & les tournois. C’estaussi une simple carrière à courre la bague& à disputer le prix de la course à pié ou 1cheval. Lice, dans les maneges, est une bar-rière de bois qui borde & termine la car-rière du manège.

LlCES , ( Vennerie. ) on appelle ainsi leschiennes courantes.,

LICÉE ou LYCÉE , {H’Jì. Philosophé)en architecture, étoit une académie à Athè-nes , où Platon & Aristote ení’eignoient laphilosophie, Ce lieu étoit orné de portique?