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'in-arbre des pays chauds de l’Aíle. Dioíco-ride l’appelle S'anfvov tsS kiío-óú. Elle écoitconnue des anciens Grecs, comme elle l’estencore des Grecs modernes. On la hommeimproprement gomme ; c’est une substancerésineuse , sèche , dure , compacte , d’unecouleur de rouille de fer foncée. EUe paroitTransparente, rouge & parsemée de miettesrougeâtres quand on la brise en petits mor-ceaux. Elle a un goût un peu acre, légère-ment astringent & aromatique. Elle est fansodeur , si ce n'est lorsqu’on î’approche de laflamme ; car elle répand alors une odeurassez agréable qui approche de celle de l’en-cens , & elle jette une flamme claire qu’ona de la peine à éteindre.
On nous Papporte de Perse , & autrespays orientaux, où on peut seulement la ra-masser en certaine quantité. lésais bien queRay , Bauhin , Pomet & autres, disentqu’on a trouvé de cette résine , ou de sem-blable , sur de vieux lierres , dans la pro-vince de Worcester , près de Geneve & àMontpellier ; mais ces exemples ne prou-vent antre chose , sinon que cette résine sevolt rarement dans nos pays européens.Après tout, c'est une simple curiosité , carelle ne nous est d’aucun service. Les anciensla mettoient parmi les dépilatoires ; mais ,comme elle n’a point cette vertu , il y aquelque erreur dans leurs manuscrits , oubien ils entendoientquelque autre chose quece que nous entendons par le mot francois.{D. J.)
Lierre , hedera arborea , {Mat. medi)Les médecins ont attribué plusieurs vertusmédicinales aux feuilles &aux baies de cetteplante , siir-tout employées extérieure-ment , car ils en ont redouté i’usage inté-rieur, & ce, fondés principalement fur l’au-torité des anciens. Quelques-uns ont tentécependant de les donner à petites doses ,& ils prétendent avoir reconnu qu’ellespos-sédoient une vertu diaphonique & anti-pestilentielle; quoi qu’ilen soit,ceremedeesld’un usage très-rare dans ia pratique ordi-naire de la médecine.
Les feuilles de lierre ne font presque em-ployées que dans un seul cas ; on les appli-que assez ordinairement fur les cautères.On croit quelles les garantissent d’inflam-mation, & qu’elles en augmentent sécon-
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lement ; peut - être ne fournissent - ellesqu’unc espece de compresse qui laisse ap-percevoir tout le pus , ou toute la sérositéqui coule de f ulcéré , parce qu’elle ne l’ab-sorbe point.
Les anciens recommandoient les feuillesde lierre cuites dans du vin pour les brûlu-res & les ulcérés malins , & pour résoudreles_gonflemens & les duretés de la rate:mais nous avons de meilleurs remedescontre les brûlures & les ulcérés , voye\BRULURE Ù Ulcéré & nous manquonsd’observations fur les effets des applica-tions extérieures dans les affections des vis-cères. Voye-%. Topique.
La larme résineuse , connue dans les bou-tiques fous le nom de gomme de- lierre , dé-coule dans les pays chauds de l’arbre quifait le sujet de cet article. C’est une larmedure , sèche , d’une couleur de rouille fon-cée : quand on la brise en petits morceaux ,elle paroit transparente , rouge , & parse-mée de petits points moins brillants ; elle aun goût un peu acre, légèrement astringent,& tant soit peu aromatique ■ elle répand ,quand on la brûle , une odeur agréable quiapproche de celle de l’encens.
La larme ou gomme de lierre n'est pasune résine pure ; car deux livres de cettematière ont laissé dans la distillation , selonle rapport de Geoffroy , dix onces & cinqgros de résidu charbonneux , qui étant cal-ciné à la blancheur, a pesé encore sept gros& quarante grains ; or, les résines pures nedonnent pas , à beaucoup près , dans ladistillation , un produit fixe si abondant.Voye\ Résine.
Nous employons fort peu la gomme delierre , nous la saisons seulement entrerdans quelques préparations officinales ; parexemple , dans le heaume de fioravcinti ,dans les pilules balsamiques de Stahl, &dans celles de Becher; trois compositionsqui se trouvent dans la pharmacopée deParis. ( b )
Lierre terrestre, {Mat. míd. )les feuilles & les sommités de cette plantefont d’uíage'en médecine. Elles font ameres& un peu aromatiques ; elles donnent dansla distillation une eau aromatique d’uneodeur assez désagréable & de peu de vertu,& une petite quantité d’huile esièntielle*