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Tome dix-neuvième.
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Elles ont été célébrées principalement parun prétendu principe balsamique ou mêmebitumineux , comme l’appelle Geoffroy ,qu’on leur a supposé. Cependant cetteplante est presque absolument extractive ,selon l’examen chimique qu’en rapporteCartheuser dans fa Matière médicale. II estvrai que leméme auteur a observé que l’in-fuíìon , la décoction , & même l’extrait desfeuilles de Lierre terreftre retenoient l’odeurbalsamique de la plante , & que toutes cespréparations a voient une saveur acre , vive& pénétrante.

On peut juger , par ces qualités exté-rieures , que l’usage du lierre terreftrepeut être réellement salutaire dans plusieursdes maladies pour lesquelles il a été recom-mandé ; qu’il peut, par exemple , faciliterl’expectoration des glaires épaisses,retenuesdans les poumons , & être employé parconséquent utilement dans l’asthme humide,dans les pthisies commençantes , dans cer-taines tous violentes & opiniâtres , dansl’extinction de voix , Ùc. qu’il doit exciterla transpiration , les urines & les réglés ;que la vertu la plus remarquable qu’on luiait attribué , savoir celle de déterger &consolider les ulcérés des parties internes ,peut ne pas être absolument imaginaire.

Quant à la qualité lytbontriptique qu’onlui a auffi accordée , nous la lui refuseronsformellement avec la plus faine partie desMédecins modernes. Voyez. Lython-TR.ÍPTIQUE.

Cette plante se prescrit en décoction &en infusion dans de l’eau ou dans du vin,depuis une pincée jusqu’à une demi-poignée pour trois ou quatre tasses, quel’on peut prendre le matin ou dans le coursde la journée dans des intervalles réglés.

On en donne aussi assez communémentla décoction coupée avec pareille quan-tité de lait, sur-tout dans les maladies deà poitrine.

Quelques médecins prescrivent auffi lesfeuilles sèches réduites en poudre , à l adose de demi-gros jusqu’a un , prise deuxfois le jours, avec l’eau distillée de lamemeplante , ou dans une autre liqueur appro-priée. Wilbs propose ce rcmede pour latoux opiniâtre & la pthisie. Voye\ sa. Vhartn. rationn.

L I E

On fait avec les sommités de lierre ter -restre , une conserve & un syrop simple ,qui sont des remedes un peu plus doux que -l’infuíion & que la décoction ; on en pré-pare aussi un extrait qui a une faveur rropvive , comme nous savons déja observé ,pour qu’on puisse le donner seul, mais qu’onpeut faire entrer avec avantage dans lescompositions magistrales fous forme solide.Les feuilles de certe plante entrent dansl’eau vulnéraire , & ses sommités dans le-baume vulnéraire. ( b )

LIESINA , ( Ce'og. ) par les EsclavonsHaar, île de Dalmatie dans le golfede Venise , au fond du golfe de Ta-rente , à 8 milles de la terre - ferme.Elle n’a que 16 milles dans fa plus grandelargeur , 70 de longueur , & 130 de circuit.Elle appartient aux Vénitiens. La petiteville de Liejìna en est la capitale. ( V. s. )

LlESlNA , ( Géog. ) ville de Dalmatie ,capitale de file de même nom , avec titrecomté, & un évêché suffragant de Spalatro.Elle est bâtie au pied de deux montagnes ,n’a point d’enccinte de murailles , & estdominée par une forteresse. Long: t. 34»$8 ; lat. 43,30. (D. J-)

L I E S S E , ou NOTRE-DAME DELIESSE , Noftra Domina de Lcetitia ,( Géog. ) les actes de Charles VI. roi deFrance, écrits par un moine de son temps,nomment ce Heu Liens ; nos anciennestables géographiques l’appellent Liance ouLience , que le peuple a changé vraisem-blablement en celui de Liesse , à ce quepense M. de Valois dans fa Notit. GalLpag. 2.75.

Quoi qu’il en soit , c’est un bourg deFrance,en Picardie , au diocèse de Laon ,& à trois lieues E de cette ville; il est très-connu par une image de la sainte Vierge ,qui y attire les pèlerinages de petit peuple,& l’entretient dans l’oisiveté. 11 vaudroitbien mieux qu’ii lût remarquable par quel-que bonne manufacture qui occupât leshabitants & les mît à Taise. Long. Zi 30;

l^- 48 , 3 6 : Ud-J-) .

LIESSÍES, L<pdda,(Gebg.) petite ville,

ou plutôt bourg du Hainaut, remarquable parson abbaye de Bénédictins, fondée en 731.Ce lieu a pris son nom des peuples qu’on nom-