■*0^4 LIE
MéCODYNAMIQUÈ. C’est îe chemin qu’unvaisseau fait réellement en longitude , c'est-à-dire , la somme des petites portions deparallèles à l'equateur qu’il parcourt durantla route ,• on appelle ce chemin hcu.es mi-neures, pour le distinguer das'lieues rnajeu-r es y qui ne font autre chose que le mëmechemin fait en longitude, & estime par unarc de l’équateur , c’est-à-dire, l’arc de l’é-íjuateur , ou le nombre de degrés comprisentre le méridien., d’où le vaisseau part, &celui où il est arrivé.
LIEVE , s. f. ( Jurifprui .) est un extraitd’un papier terrier d’une seigneurie , quisert de mémoire au receveur pour faire payerles cens & rentes, & autres droits seigneu-riaux.
En quelques encjhoits, on appelle ces sor-tes de registres, cueilloir ou cueilleret.
La lieue contient la désignation de cha-que héritage par le terroir & la contrée oùil est assis, le nom du tenancier, les confins,la qualité & quotité de la redevance dont ilest chargé.
Ces sortes de papiers de recette ne fontpas vraiment authentiques ; cependant leslieues anciennes & faites dans un tempsnon-sisspect , fervent quelquefois de preu-ves pour fairq de nouveaux terriers , quanddes titres ont été perdus par guerre ou parincendie , comme il est porté dans l’édic deMelun , en faveur des ecclésiastiques.
Quand les lieues font affirmées, elles fontfoi en justice. Voye\ des Pommiers , fur lacoutume de Bourbonnois , art. xxij. n°. 14& f’úu.
Lieve la ( Geog. ) petite riviere desPays-Bas ; elle a fa source en Flandres ,près de Damme , entre Bruges & l’Èclufe,& se jette dans les fossés de Gand .Q D. J.)
LIEVRE , f. m. lepus , ( Hijl. nat. Zoo-log. ) animal quadrupède qui a la tête lon-gue , étroite , arquée depuis le bout dumuseau jiuqu à rongîne des oreilles ; le mu-seau gros , la levre superieure fendue j us—qu’aux narines f les yeux grands,, ovales, &placés fur les côtés de la tête ; le corps al-longé ; la queue courte , & ses jambes dederrière beaucoup plus longues que cellesde devant, qui sont courtes & minces. Lepié de derriere, le métatarse & le tarse dé-potent par leur grosseur , de même que Içs
L í E
lombes, que l'on appelle le rahle , la forceque le heure a pour la course, & la longueurdes jambes de derriere , marque la facilitéavec laquelle il s’élance en-avant. II a qua-tre doigts dans le pies de derriere , & cinqdans ceux de devant. Le mâle a deux scro-tum , un de chaque côté , mais ils ne pa-rodient que lorsqu’il est avancé en âge : lesautres parties extérieures de la générationfont aussi très-peu apparentes. Au contrairele gland du clitoris de la femelle est presqueaussi gros que^elui de la verge du mâle ;l’orífice de son prépuce n’eít guere pluséloigné de l’anus que la vulve; ce n’est pour-tant qu’à cette différence de longueur duperiné, que l’on peut reconnoître le sexe deces animaux à la premiere inspection .- ons’y trompe souvent ; on a même cru que lesHeures étoient hermaphrodites.
Le lieure a le poil fort touffu; le dos, leslombes, le haut de la croupe & des côtésdu corps, ont une couleur rouslàtre avecdes teintes blanchâtres & noirâtres ; le som-met de la tête est mêlé de fauve & de noir 'les yeux sont environnés d’une bande decouleur blanchâtre ou blanche , qui s’étenden-avant jusqu’à la moustache, & en-arrierejufqu’à l’oreille. Tout le reste du corps adifférentes teintes de fauve & de roussâtre,de blanc , de noirâtre , &c. La plupart deslevrauts ont au sommet de la tête une pe-tite marque blanche que l’on appelle Ye'toile\.pour l’ordinaire elle disparoît à la premiersmue ; quelquefois este reste même dans l’âgele plus avancé.
Les Heures multiplient beaucoup ; ilspeuvent engendrer en tous temps , &. dèsla premiere année de leur vie ; les femellesne portent que pendant trente ou trente-unjours; elles produisent trois ou quatre petits.Ces animaux dorment ou se reposent augîte pendant le jour » ils ne se promènent ,ne mangent , & ne s’accouplent que pen-dant la nuit ; ils se nourrissent de racines >de feuilles, de fruits, d’herbes laiteuses ,d'écorces d’arbres, excepté celles de faune& du tilleul. Les Heures dorment les yeuxouverts ; ils ne vivent que sept ou huit ansau plus; on n’entend leur voix que lorsqu’o»les saisit ou qu’on les fait souffrir ; c’est unevoix forte &. non pas un cri aigre ; d s s° ntsofitqizes & fsot tiipides j ne manquent