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Mais bientôt après, dans des lettres dejussion qui furent données en 15 5 <5 , pour laréception de JeanMoulnier ou Mesmer,il estdit qu’il avoit payé 10000 écus d’or fol auroi, pour í’office de liutenant civil', ce qui,en évaluant Pécu à 46 fols , feroit 23000livres , somme considérable pour cetemps-là.
L’office de président au préfidiaî,qui avoitété créé au mois de juin 1557 , fut réuni àcelui de lieutenant civil par lettres-paten-tes & édit des 14 & 22 juillet 1558.
Ceux qui remplirent la place de lieute-nant civil , depuis 1596 jusqu’en 1609 , &depuis 1613 jufqu’en 1637, furent en mêmetemps prévôts des marchands.
Après la mort du dernier, le roi donna ,le 9 novembre 1637 , une déclaration por-tant , que dorénavant la charge de lieute-nant civil ne feroit plus exercée que parcommission de trois ans , sauf à proroger ,& qu’elle ne pourroit plus être exercéeavec celle de prévôt des marchands , parune feule & même personne. La veuve dudernier titulaire reçut du roi 360000 11 v.pour le remboursement de cet office.
Le 10 novembre 1637, Isaac de l’Affer-mes , maître des requêtes, fut commis àl’exereice de la charge de lieutenant civilpour trois ans ; fa commission étant finie,fut renouvellée d’abord pour deux ans, en-suite pour deux autres années, puis pourtrois ans y mais le 3 avril 1643 , la com-mission fut révoquée.
Dès le mois de janvier 1643, ^ ro * avoit,par un édit, rétabli la charge de lieutenantcivil ; Dreux d’Aubray, maître des requê-tes , y fur reçu le 8 mai suivant, & l’exerçîjusqu’à fa mort, arrivée le 12 septembre1 666 \ le prix de sa charge fut de 550000livres.
Au mois de mars 1667 , l’office de lieu-tenant ct viL fut de nouveau supprimé, & en•son lien & p ace , furent créés deux autresoffices , l’un de lieutenant civil , & l’autrede lieutenant de police.
Le roi ayant , par édit du mois de mars1674 , créé un nouveau châtelec , qu’il dé-membra de l’ancien , y ccéa un lieutenantcivil', mais ce nouveau châtelet ayant étésupprimé au mois de septembre 1684 ,l’office de lieutenant civil du nouveau châ-
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eclet fut aussi supprimé & réuni â celui del’ancien châtelet. Pour jouir du bénéfice decette réunion, le roi, par arrêt de son con-seil du 14 octobre 1684 , ordonna que Jeanle Camus, resté seul lieutenant civil, paie-rait au trésorier des revenus cafuels 1111esomme de 100000 livres, au moyen dequoi la charge de lieutenant civil demeu-reroit fixée à 402000 livres. En 17x0 ,elle a été fixée à 500000 livres.M. d’Argou*ges , maître des requêtes honoraire, a rem-pli dignement certe charge jusqu’en 1762 ,que M. d’Argouges , son fils , maître desrequêtes , qui en avoit déja la survivance ,lui a succède.
Le lieutenant civil est donc le secondofficier du châcelet, & le premier des lieu-tenant de la prévôté & vicomté de Paris.C’est lui qui préside à toutes les assembléesdu châtelet,soit pour réceptions d’officiers,enregistrement , & autres affaires de lacompagnie.
C’est lui qui préside â l’audience du parccivil, qui recueille les opinions, & pro-nonce les jugemens , lors même que le pré-vôt de Paris y vient prendre place.
II donne auífi audience les mercredi &samedi en la chambre civile , où il n’eílassisté que du plus ancien des avocats du roi.
Toutes les requêtes en matières civilesfont adressées au prévôt de Paris ou aulieutenant civil.
II répond en son hôtel les requêtes à finde permission d’assigner dans un délai plusbresque celui de l’ordonnance , ou á fin depermission de saisir , & autres semblablesou pour être reçu appeliant desdites sen-tences des juges ressortiíïans au préfidiaî ;c’est aussi lui qui fait les rôles des causesd’appel, qui se plaident le jeudi au préfidiaî.
II réglé pareillement en son hôtel lescontestations qui s’élevent à l’occaíion desscellés , inventaires ; & le rapport quilui en est fait par les officiers, s’appelleréféré'.
Les procès - verbaux d’assemblée de pa-rens,póur les affaires des mineurs,OU de ceuxque l’on fait interdire , & les procès - ver-baux tendans au jugement d’une demande& séparation , se font aussi en son hôtel-
On lui porte aussi en son hôtel les testa-*mens trouvés cachetés après la mort des
testateurs,