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Du génie de l'architecture : ouvrage ayant pour but de rendre cet art, accessible au sentiment commun, en le rappelant à son origine, à ses propriétés, à son génie ... / par J. A. Coussin
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de larchitecture. 37 g

pour nous servir de guides et de juges préalables, dans nos proprescompositions, et nous mettre alors dans cette heureuse situationnos prédécesseurs se sont trouvés, de sentir, détudier, de produireet dintéresser.

Quiconque se ressent de cette Influence secrète, a déjà pu juger queles autres obligations sont douces, puisquil ne sagit que dabonderdans le sens de la chose quon aime, de sen occuper utilement etbeaucoup, et de se préparer, ainsi, à des résultats qui contribuerontau bonheur des autres, en faisant le sien propre. Cependant nous necroyons pas devoir dissimuler les épines qui se trouvent parmi tantde roses, et nous sommes étonnés que Vitruve , entre toute sortedinstructions quil adresse à son Architecte, ne lui ait pas recom-mandé aussi, pour son usage particulier, de se pourvoir dune fortedose de philosophie, afin de supporter de bonne grâce les vicissi-tudes attachées à ÏArt et particulièrement à la profession dArchitecte .Car sans doute que, du temps de Vitruve , lArchitecture devait êtrecompromise sans cesse par la médiocrité ambitieuse; des hommes,de tous les états, concentrés dans des intérêts personnels, distraitset irréfléchis, devaient souvent préférer la matière à lesprit, leschoses en évidence et prônées, quelque nulles dailleurs quellesfussent dinvention, aux conceptions les plus belles, mais peu con-nues ou seulement spéculatives , et, conséquemment, considérerlartiste le plus occupé comme étant le plus habile. Il aura souvententendre traiter son art de métier à faire fortune, de mode utilesimplement pour le plaisir des yeux,*ou une autre fois, de scienceréservée uniquement pour les édifices dimportance, et, par cette der-nière interprétation, offrir à lavarice des prétextes pour se dispenserdemployer le talent. De son temps, il aura.aussi entendu taxer lesArchitectes daimer la dépense, soit pour satisfaire leur imagina-tion, soit pour tout autre motif des plus vils, tandis que le véritableArtiste voudrait montrer, comme les Fées , et sans plus de fraisquelles nen font, la puissance de son Art.

Mais il faut rendre à chaque siècle ce qui lui appartient. Oh!Vitruve na pas vu lArchitecture livrée, dans la plupart de ses prin-