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Tome Ier.
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XVIII
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XVII)

de tous nos arrêts à son tribunal, qui heureusement n’est pas celuide la postérité.

Personne ne s’aviscra certainement d'imaginer que l’auteùr de l’ar-ticledu respectable évêque de Marseille, a voulu détruire , par une ré*flexion impartiale & juste , la considération dont il jouijfoìt dans la mé-moire des gens-de-bien. Ce n’est point-là l’esprit qui l’a dirigé, ni lui, nises collaborateurs. Ils ont voulu dire le bien & le mal en fidèles his-toriens, & ils l'ont fait fans aigreur & fans haine. Pouvoient-ils enavoir contre des personnages qui ne leur ont été, comme le porte leurdevise, ncc benestcio ntc injuria cogniti ? Aucun Lexicographe n’a plusfait-valoir qu’eux, les grandes vertus & les grands exemples de ver-tus qu’ont donnés plusieurs Saints & plusieurs Evêques. Qu’on lise lesarticles des Antoine , des Benoit , des Augustin, des Ambroise,des BarthÈLEMI des Martyrs , des CHARLES Borroméc , des Françoisàe Sales, des Fenelons, des Fl ECRIER , des ea Rochefoucault ,des Benoit XIV, des Clement XIV , on verra que ce que l’on dicde ces modèles des prélats & des hommes, part du coeur , 8c ne peutpartir que du cœur. Si , trompés par de faux Mémoires , comme tousles Historiens peuvent l’ètre , ils ont avancé quelque circonstance ha-xardée , ou donné quelque coup de pinceau peu favorable , ils l’ont ef-facé , dès quon leur a montré l'infidélitéde leur tableau. ( Voye^ Clé-ment XIV, Daubenton , &c. ) C’est ce qu’ils ont fait pour les édi-tions précédentes -, c’est ce qu’ils feront pour les suivantes , fl le publicindulgent daigne continuer son accueil à un ouvrage qu’il a cru digned’ètre , sinon loué . du moins encouragé, parce que , selon un autre ex-Jéfuhe qui l’a (Bailleurs critiqué sévèrement, on y rencontre des détails cu-rieux , des remarques intéressantes , des notions recherchées , des décisionsjustes & cjs-\ impartiales , que le style est net , concis , & que la plupartdes faits y font détaillés & attachent le lecteur ,Voyez Obsír Va T. forla Littérature, !n-8" , 1764. p. 1 5 & 107.

En rapportant ce jugement, fans-doute trop avantageux , d’un au-teur cx-Jéfuite, c’est fans aucun mélange d’amour-propre. Nous vou-lons simplement opposer confrère à confrère, & prouver ce que les •détracteurs du Dictjonn,. Historique penfoienr de cet ouvrage avant quede le contrefaire. D’ailleurs , cette contrefaction même n’atteste-t.ellepas que l’estime qu’ils en faifoient alors étoit réelle , & que le méprisprodigué actuellement par eux aux auteurs qu’ils dépouillent, n’est quela ruse mal-adroite d’un Conquérant injuste, qui cherche des crimesaux Peuples dont il a enlevé l'héritage?

II seroit inutile de s’étendre davantage fur ces remarques.D’ailleurs l’ouvrage n’est pas fini ( 1783 ) ; nous n’avons vuque les deux premiers volumes.

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