v , . Préfacé de l'Edit. de 1779Í àrx*v
ch'oît inutilement, même dans Moréri, quelques-uns dont il nousreste des Médailles : on les trouvera ici avec leurs histoires ,d’après les Ecrivains les plus véridiques;
IV. On á fait tine moisson plus abondante de Traits historiques& d’Anecdotes, qu’on a dispersés avec loin dans l’Ouvrage.
V. On a donné de nouveaux détails fur les Livres rares ou peticommuns , & stir les meilleures Editions des Ouvrages célèbres;& on a profité à cet égard de toutes les lumières bibliographi-ques que M. De bure & M. Ofmont ont répandues l’iin dans faBibliographie Jnjìrudive, l’autre dans son DìQ:onnaire Typographi-que. On a aussi fait un grand usage des Mémoires de Ntceron :répertoire utile, vainement décrié par quelques Biographes quìont voulu cacher leurs larcins.
VI. On a retouché le style avec la plus grande attention ;on a tâché de Borner, lans lui faire-perdre la précision néces-site, & de le rendre uniforme, fans y répandre de la monoto-nie. Divers morceaux, fournis aux Libraire de Paris, étoientpleins d’une emphase ridicule; on les a ramenés à une dictionplus simple & plus assortie ati genre historique.
Malgré la peine que nous nous sommes donnée, nous n e-chapperons pas fans doute aux critiques ; mais noiis déclaronsici, une fois pour toutes, que nous ne répondrons jamais à au-cunes : nous éontentant de mépriser les censures injurieuses, &de profiter , à chaque nouvelle Edition , des observations quinous auront paru justes. Le Libraire , éditeur de Ladvocat, agrand tort de nous attribuer une Réponse faite sous notre nomdans le Mercure , à la prière de notre Libraire, par un Sçavantque nous ne connoissons point ; & plus grand tort de nous re-procher de n’avoir pas répondu à une Réplique insérée dans unautre Journal, qui ne nous est point parvenu , & que nous n’a-vons pu lire. 11 pourra descendre tant qu’il voudra dans cettepetite arène, nous nel’y suivrons jamais.
La Préface dans laquelle il nous fait ces reproches, est unsvèútableP/iilippiejue. On pardonneroit ce ton insultant à un hom-me qui auroit à fe plaindre de nous; mais l’a-t-on jamais atta-qué ? a-t-on pensé à l’attaquer ? Et n’est-il pas aussi odieux qu'-extraordinaire , qu âpres avoir voulu représenter l’Abbé Lad-vocat j homme poli & modéré , il prenne un ton qui n'est ni l’unni l’autre ? Ce ton lui convient d’autant moins, qu’il a copiéplusieurs de nos articles & de nos jugemens littéraires, & quédans ceux qui font de lui, il tombe dans les mêmes fautés qu’iínous reproche, & dans de plus grandes encore.