T>E SEDITION 17 E 1779 . ~X.TX.vif
'JïijiónsM à Avignon, nous ayons t-nté de le faire - paroître à*Paris. L’impardalitédont nous faisons profession, nousfit-defi-rer une ville où l'on pût dire librement fa peníée fur les partisqui divisaient alors la Capitale. L’Auteur principal ayant tou-jours vécu dans la retraite, n’avoit bailleurs aucune relationni directe, ni indirecte, avec aucun Libraire de Paris.
2 °. II est faux que pour avoir le Privilège nous ayons travestisnotre Ouvrage, puiítpte ce Privilège a été accordé fur Pexhibi-tìon du Livre imprime & corrigé, & non d’un manuscrit. La Per-sonne respectable qu’on avoit tâché d’indisposer contre nousen représentant noire DMonnaìre comme une copie de celuïde Ladvocat, les soumit l’un &l’autre àl’examen d’un 1-Toninie-de-Lettres. Ce Littérateur reconnut que la ressemblance entreles deux Livres,inévitable dans les petits Articles qui ne ren-ferment que des noms, des dates & des titres de Livres,n'e.vif-toit point-du-tout à l'égard des grands Articles, les seuls quidemandant du style & quelque talent, pussent être traités d’unemaniéré particulière. II y a certainement plus de rapport entreles articles du LiMarûnïére abrégé & le petit Dictionnaire Géo-graphique de Fosgien, qu’entre le Lexique de Ladvocat & notreDictionnaire. Pourquoi n’a-t-on pas montré autant d’archarne-ment contre le petit la Manlnìére que contre notre Ouvra-ge ? C’est que ce livre, quoique bon , a moins réussi , & qu’ilauroit été odieux de vouloir empêcher que ìcs Gcns-de-Lettre»ne puisassent dans la Martinlére, parce que M. l’Abbé Vofèunou M. Ladvocat y avoit puisé un Lexique mesquin & délecrtueux, ( * ) soi-disant traduit de l'Anglois.
3 0 . II est faux que Morérl nous ait fourni les additions &les anecdotes dont nous avons enrichi notre Dictionnaire.11 n’y a qu’à comparer nos grands Articles àvec ceux de ceLexicographe & de fes Editeurs,on verra qu’ils font entiè-rement dissérens ; & quant aux petits Articles , peu nous im-,porte qu’ils soient de Morcrl , ou de tel autre rédacteur. No-tre projet étoit d'en exclure le plus grand nombre. La plupart:ontété insérés , malgré nous ,par les premiers Imprimeurs , quïcrnignoient que les contrefacteurs ne Ment-tomber l’Eduioaoriginale, en inférant dans la leur ce que nous avions écarté.
Nous fçavons bien que le Libraire , éditeur de Ladvocatne nous pardonnera jamais d avoir fait un Livre qui a beau-
( * ) Voyez, l'avertissiansot de i 'Aitig í du DiHiunnaire t!c U Martiaiác, ■
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