A B B
suroît perdue , si Abbas n’eût rap-pelle les fuyards. Sa mémoire est ré-vérée chez les Mahométans , quil’ont mis dans la première classe deleurs docteurs & de leurs Saints,
II. ABBAS, fils du précédent,futregardé par les Musulmans com-me leur Rabbani , c’est-à-dire, com-me le Docteur des docteurs : c’estle titre qu’on hii donna à fa mort,arrivée en 687. La dynastie des 37califes Abbaffides qui détrônèrentles califes Ommiades , descendoitde ces deux Abbas. Leur domina-tion dura 524 ans. Long-tems des-potes dans la religion comme dansle gouvernement , ces nouveauxcalifes furent dépossédés à leurtour par les Tartares.
ABBAS, Voyt\ Abas L- Schah-Abbas.
ABBAUCAS , philosophe connudans Lucien par un trait singulier. 11poussa l'amitié jufqu’à aimer mieuxsauver son ami des flammes, quefa femme & ses deux enfans, dontun périt dans l’incendie; & com-me on lui reprochait de les avoirabandonnés , il fit cette étrange ré-ponse : Je pouvois faire A'autres en-fans -, mais je n’aurois jamais trouvéun têt ami.
ABBÉ, (Louise 1') Fey.LABÉ.’
I. ABBON, moine de S. Ger-«nain-des-Prés , fit en vers latinsbarbares la relation tlu siège de Pa-ris par les Normands vers la fin duIX' siécle. Ce gazetier versificateur,qui lui-même étoit Normand , futtémoin de ce siège ; & s’il n’est pasbon poète, il est historien exact.11 entre dans les plus grands dé-tails , & paroít assez impartial. SonPoème contient plus de douze censvers en deux livres. On le trouvedans le tome II' de la collection deDuchêne-, & il a été réimprimé beau-coup plus correct, avec des notes,dans les Nouvelles Annales de Paris ,publiées par D, Touffaint Duolcjfts,
A B B ïtf
Bénédictin de la congrég.deS.Mauir,en 175 3 , vol. in-4'. On en a doi*-né depuis une traduct. françoife,
II. ABBON de Fiíi/Rr, né dantle territoire d’Orléans , fe livraavec une cgale ardeur à tout le*arts 8c à toutes les sciences : gram-maire, arithmétique, poésie, rhé-torique , musique , dialectique ,géométrie, astronomie , théologie.Après avoir brillé dans les école*de Paris Sc de Reims, il fut éluabbé du monastère de Fleury , dontil étoit moine. 11 essuya bien destraverses de la part de quelquesévêques , contre lesquels il sou-tenoit les droits de I’ordre monas-tique. fies ennemis lui attribuèrentquelques violences contre ses per-sécuteurs. II écrivit , pour s’enjustifier, une Apologie, qu'il adres-sa aux rois Hugues 8c Robert. U dé-dia quelque tems après aux mêmesprinces un Recueil de Canons furles devoirs des rois 8c ceux dessujets. Le roi Robert l’ayant envoyéà Rome pour appaifer Grégoirequi vouloir mettre le royaume eninterdit, le pape lui accorda toutce qu'il voulut. Abbon , de retourde ce voyage , alla travailler à laréforme de l'abbaye de la Réoleen Gascogne. 11 y fut tué dans unequerelle élevée entre les François& les Gascons , en 1004. Le re-cueil de ses Lettres fut publié en1687 , in-fol. fur les manuscrits dePierre Pithou, On y a joint son re-cueil de Canons 8c son Apologie.
I. ABBOT , ( Robert ) profes-seur de théologie dans l’universitéd’Oxford , né en 1560, étoit filsd’un tondeur de draps du comté deSurrey. Le roi Jacques 1 , qui aimoitles docteurs , 8c qui l’étoic lui-mê-me , lui donna l’évcché de Salis-bury, en récompense de ce qui!avoir publié en 161 ^ , in- 4’. àLondres un livre latin : De la sou-veraine puijfance des Rois , contre