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Tome Ier.
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A B E A B E *7

tuots qui auroient été communs Histoire des ()s , 1685 , in-12 •,aveCBans la bouche d’un autre , il les des Vers qui prouvent que la poésieíendoit piquans par le tout qu’il ét-oit cn lui un talent de famille, llleur donnoit, & par les grimaces mourut en 1697; Il avoir été chi-dont il les accompagnoit. Un vi- rurgien-major d u régiment de Pi-sage fort laid 6c plein de rides, cardie.OnadeluiunTrairérela-

qu’il arrangeoit comme il vouloit, tif à cet emploi. U le publia cn

lui tenoit lieu d, e différons mas- 1696 , in-12 , fous ce titre : par-ques. Quand il lifoií urt conte ou fit Chirurgien d'armée.une comédie , il fe fervoit fort I. ABEL , second fils de nos prc-plaifamment de cette physionomie miers parons, offroit a Dieu les pré-mobile , pour fairc-distingucr les mices de í'es troupeaux ; Coin , son

personnages de la picce qu’il reci-toit. L’abbé Abeille eut un prieuré,& une place á'I’académie Françoise.Anus avons de lui des Odes , desEpîtres , plusieurs Tragédies , uneComédie & deux Opéra. Un princedifoit de fa tragédie de Caion , que» si Caton d'V tique relfu scitoit, il» ne léroit pas plus Caton que celuide l'abbé Abeille. » On peut ajouterque , si Fauteur de Caton revenoitau monde , il n’y seroit reçu nicomme un Racine , ni comme unCorneille. II sçavoit bien ce qui faitles bons poètes; mais il ne l'étoitpas. Son style est foibie, lâche &langniffant.il ne mit point dans faversification la noblesse qu’il avoirdans son caractère. Plusieurs écri-vains ont conté l'anecdote suivan-te sur sa tragédie de C.riolan ; maisd’autres l'ont niée avec plus de rai-son. Elle commençoit, dit-on , par, 1111e scène entre deux Princesses ,dont l’une difoit à l’autre :

Vous fouvient-ll , ma sœur , du feuroi notre père ?

Pautre actrice hésitant à répondre,Un plaisant reprit à haute voix :

Asa foi , s’il m’en souvient , il nem en souvient guère.

C'est ce que le public difoit des ou-vrages de l’abbé Abeille , un moisâpres leur impreíïìon. II mourut àParis le 2i Mai 1718,.* Poy.Titui-t-ERïE,

II. ABEILLE , ( Scipion) frère duprécédent, a laisle une excellente

Tome /.

frere, jaloux de ce que ses offran-des n’étoient pas si agréables au ciel,le tua Fan 3S74 avant J. C. M. Gef-ner a fait un Poème allemand fur lamort de ce Patriarche , traduit enfranç. en 1759, & applaudi par tousceux qui aiment la banne poésie... IIfe forma dans le iv'siccle, aux envi-rons d’Hipponc enAfrique,une sected’hérctiques appelles Abêliens. 11spetffoient que l’homme doit absolu-ment fe marier, 6c n’avoir néan^moinsnucun commerce avec fa fem-me. Comme ils prétendoient qubí-bel avoit vécu de même, ils tirèrentleur nom de ce Patriarche.

II. AB E L . roi de Danemnrck,étoit fils de Waldcmar II , qui laissale trône à Eric , son fils aîné, cou-ronné en 1241. La division fe mitbientôt encre les deux frere s. Abelfit la guerre à Eric , 8c après dessuccès balancés par des défaites,ils conclurent la paix en 1248. Cetteréconciliation n’étoit qu’apparen-te. Abel ayant invité son frere à unrepas, le fit-affaffiner 8c s’empara deson trône en 1250. Un impôt con-sidérable , établi sous prétexte depayer les dettes de F Etat occasion-nées par les guerres précédentes ,>excita une révolte parmi les Fri-sons. Abel voulut les réduire en1252, à la tête d’une armée ; maisil fut vaincu 8c misà-morr par lesrebelles: fin digne d’un fratricide !Ce prince , aussi fourbe que cruel ,avoit Fart de cacher la férocité na-

s