Band 
Tome Ier.
Seite
25
JPEG-Download
 

ABS

Ouvrage !es Analyses de ces Orai-sons, qui valent mieux qtie sonCommentaire, quoique celui-ci soirestimable pour la clarté & Ion utili-té , s'tine i’est pas toujours pour taprécision. Elles ont ete impriméesin-4°. a Pont-à-Mouilon en 1633.On a encore de lui des Questionsthcologiques, ouvrage alíez bon ,mais intitulé singulièrement : Pharusveterts Teftamenti. á Paris 1648, in-fo!. De tous ses ouvrages, le moinsindigne tl'ctre connu , suiv. Simon ,est ibnCummentaire sur laParaphrasede S. Jean en vers grecs par Nunmu.ABRaMÉS, Voy. U. Abraham,

ABSALON , fils de David Sc deMaacha , surpassait cous les hom-mes de son rems par les agrémensde fa figure. Ses deficins ambitieux& ses dereglemens ternirent sesbelles qualités, 11 massacra Amnon ,un de ses frétés , dans un festin ;& ne le servit de la bonté queDavid eut de lui pardonner , quepour faire-révolter le peuple con-tre lui. Ce fils indigne força sonpere de quitterjcrulalcm.il jouitensuite publiquement de touret sesfemmes , dans une tente d restéefur la terrasse de son palais. Cetinceste exécrable Sc'ses autres cri-mes furent bientôt punis. Le roiayant levé une armée , dont ildonna le commandement á Joab ,celle du fils fut taillée en piècesdans la forêt d’Ephraïm. Absalonayant pris la fuite,& ses cheveuxfêtant embarrassés dans les bran-ches d’un chêne auquel il resta sus-pendu, /u-L le perça de fa lance ,contre la défense de David , versl an 1023 avant J. C. Ce pere ten-dre regretta ausli sincèrement cetenfant incestueux & rebelle , ques’il n’avoit pas eu à s’en plaindre.L’Ecriture dit que , toutes les foisqu 'Absalon fuisoit-couper ses che-veux, on en oioit le poids de deuxcens lìcles. Ce poids a paru énorme

ABS 25

à divers commentateurs. Quelques-uns, pour diminuer la difficulté,ontimagine un double fidejle profaneou d'usage , qui pesoit 1 dragmes ;& celui du lanéluaire qui en pe-lote quatre. Mais d’autres préten-dent, que cette distinction est ima-ginaire , & que cette différence denom ne vient que de ce que l'o-riginal du ficle étoit gardé dans lesanctuaire pour servir de règle auxsicles du commerce. Le Pelletierdit qu’il s’agit dans cet endroit duficle Babylonien, plus léger de deuxtiers que le ficle Hébreu. Ce n’estdonc qn’un peu plus de 30 onces ,qu’auroient pesé les cheveux à'Ab-salun. L’auteur qui a rédigé les Li-vres des Huis fur des Mémoires plusanciens , vivoit fur la fin de la cap-tivité de Babylone, où les Juifs neconnoissoient que le poids Baby-lonien.

ABMMARE-TIBERE , fut saluéempereur d’Orient en 698 , par lessoldats de Léonce , qu'il confinadans un monastère , après lui avoirftit-couper le nez & les oreilles.Justinien le Jeune implora le secoursdu prince des Bulgares contre l’u-surpateur. S’étant rendu maître deConstantinople par le moyen d unaqueduc , il traita Abpmart avecignominie. Un jour de spectacle,il ordonna qu’on amenât dans s hip-podrome Abstmarc & Léonce sonpredeceffeur, II les fit-coucher parterre, & leur tint le pied fur lagorge pendant une heure. Le peu-ple . qui encense jusqu’aux défautsdes souverains , se mit à crier , àla vue de ce spectacle ridicule &barbare : Vous marche^fur Uaspic 6*sur le baslic , & vous foule\ aux piedsle lion £r le dragon. Cette comédieeut un dénouement tragique pourAbstmarc Cx Léonce : Justinien leur sit-trancher la tête en 705.

ABíTEMlUS , ( Laurent ) né àMacerata, ville de la Marche d’An-