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un homme qui ne payoit pas lesimpôts, & le menaça de le faire-pendre , s’il ne s’acquirtoit pas á unjour marqué. Un très-riche parti-culier offrit à la femme de ce pri-sonnier la somme qu'il devoir, pourprix de les faveurs. Lu femme con-sulta son mari , qui, plus ennuyéde fa prison que jaloux de Ionhonneur, lui ordonna d’acheter faliberté aux dépens de fa vertu. Lelibertin s'étant satisfait , donna àcette femme une bourse , où il n’yavoit que de la terre. Adndynus ,instruit de cette fourberie , con-damna cet avare débauché à payerau file la somme due par le prison-nier, & adjugea à son épouse lechamp d’où il avoit tiré la terre quirempliffoit cette bourse. S.Augu/iinnous a transmis ce trait d'histoire ;mais on l’a accusé faussement d’a-voir approuvé faction de la femme& le consentement du mari : il re-garde seulement la complaisance del'épousecomme moins criminelle,que si elle eût été commise par dé-bauche.
II. ACINDYNUS , moine Grecqui florist’oit au xiv' siécle, est au-teur d’un traité ,De cjfcntia & ope-rationt Dti > imprimé en 16 [ 6 , ìn-4° , en grec & »n latin ; & d’unTraité contre Palamas, qui soute-noit que la lumière qui avoit parusur le Thabor , étoit incréea.
ACIS.fils de Ta,m-, mérita par fabeauté la tendresse de Galatée, quelegéant Pulyphéme aimoit.Ce cyclo-pe l'ayant un jour surpris avec Ga-latée , l’écrafa fous un rocher qu’illui jet ta; mais la nymphe , péné-trée de douleur , changea son sangen un fleuve, appellé depuis Acìs.Ce fleuve a fa source au pied dumont Etna, & se nomme aujour-d’hui lad.
ACOLUTHUS, ( André ) archi-diacre, professeur de languesOrien-taies á Bressan fa patrie, &■ membre
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de l’acadcmie de Berlin , publia eni68a , in 4“, un Traité De oijuìsamaris . 11 avoit donné á Leipsick ,en 16S0 , une Traduction latine,in-4°, de la Version arménienned Okaíìijj ( Abdias ). 11 mourut àBreílau en 1704.
ACOMAT, y D y . jv. Achmet.ACOMINATUS, V uy.NicETÀs,
ACONCE, jeune-homme d’unebeauté singulière , aima passionné-ment Cydippe , qui ne voulut pointl'écouter. Ayant perdu toute espé-rance de l’épouser, il grava sur un«boule ces mots : <> Je jure par Diane,AcoNCE , de n'être jamais qu à voua.»Cydippe , aux pieds de laquelle ilavoit laissé tomber cette boule, laramassa , lut cet éqrit fans y pen-ser, & s'engagea de même. Toutesles fois qu'elle vouloir se marier,elleétoit attaquée d’une fièvre violen-te ; & croyant que c’étoit une pu-nition des Dieux, elle donna soncœur & sa main á Aconce.
ACONCflO, (Jacques) né àTrente au commencement du x'vi*siécle, le rendit célèbre comme phi-losophe, jurisconsulte &theologien.II quitta la religion Catholique pourse faire Protestant , St se retira enAngleterre. II y fut protège nar lareine Elisabeth , qui voulut bienaccepter la dédicace de son livreimpie : De ftratagematibus Salantein relìgiunis negutio , per superstitionnem , errorem , h air:Jim , odium , ca-lumniam. schisma , &c. Libri yIII ;Bafilcx , i;6ç ,in-8°. Cet ouvragetraduit en françois, Lasse 1565,in-4”. & Del ft ,1611 & 1614 , in-8”. fut loué par quelques Protès-tans , St blâme par d’autres. Seidenlui a appliqué ce qu 'on a dit A’Ori-gène: ^ U bi benc , nil melius ; Ubi" maie , nemo pejus. 1» Le but defauteur étoit de réduire à un très-petit nombre les dogmes nécessai >res de la religion Chrétienne, &d’érablir une tolérance réciproque
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