^0 A C O
entre toutes îes sectes qui divisentle Christianisme. Un reste, son li-vre est écrit avec méthode, & d’unebonne latinité, quoique le style ensoif quelquefois un peu affecté. Cetapostat mourut en Angleterre; ilvivoit encore en 1566. Son Traitédes stratagèmes tic Satan , fut réim-primé à Amsterdam , 1674 , in-8°.On trouve à la fuite deux Traités ;l’un, de là méthode d'étudier', Pautrc,de la maniéré de faire des Livres : ou-vrage inutile à.ceux á qui la natureIsa pas donné ce talent, & peu utileà ceux qui l’ont.
L ACOSTA, (Joseph) provincialdes Jésuites au Pérou , né à Medi-na-del-Campo , mourut à Salaman-que en 1600 ,âgé d'environ 60 ans.11 donna en espagnol YHistoire na-turelle & morale des Indes , 1591 ,in-8°;qui a été traduite en fran-çois, j600, in 8“. M. Roher/fon &les autres auteurs qui ont fait l’Hif-toire de l’Amérique , la citent sou-vent. On a encore de lui : 1 . Untraité De procuranda Indorumsainte ,Salamanque 1588, in-8°. qui peutêtre utileaux Missionnaires. II. UnTraité en latin fur la maniéré d'intcr -prêter T Ecriture , qu’on trouve à lafuite des Commentaires de Mcno-ehìas.ìM.De Christorevelato, à HomeI jqe>, in-4°. II travailla long-tems& avec succès á la conversion desIndiens.
II. ACOSTA, (Gabriel d’) cha-noine & professeur de théologie àCoïmbre , mort en 1616 , a laissédes Commentaires fur une partie del’ancien Testant., Lyon 1641 , in-f.
III. ACOSTA , (Uriel) d’abordChrétien , puis matérialiste, ensuiteJuif , ctoit fils d'un gentilhommePortugais.Cet homme, né avec unede ces imaginations ardentes quim ènent à la démence ou au génie,an lieu de fe borner à pratiquerJ'Eyangile , eut la témérité de leYeulw soumettre à ion examen. II
A C Ó
fut puni de sa hardiesse, en tom-'bant dans le matérialisme. Accabléde doutes dans le Christianisme ,
& de remords dans fa nouvelleopinion , il crut mettre fin á sespeines en fe faisant-circoncire. LesJuifs d'Amcterdam Punirent à euxpar ce lien; mais à peine l'opéra-tion étoit faite , qu’il lui fut auflìdifficile de fe soumettre aux ob-servances de l’ancienne loi , qu'ille lui avoir été de plier fa raisonaux dogmes de la nouvotle. II neput garder le silence , & se fir-ex-communierpar la synagogue. 1! pu-blia un livre pour démontrer qu’ilíalloit rejetter les rites & les tradi-tions des Pharisiens, pour s’attacheraux Sadducéens, dom il avoir em-brassé les dogmes. II s’étòit per-suadé , que les peines & les récom-penses de l’ancienne loi ne regar-doient que cette vie ; & il croyoitle prouver par quelques passagesdu Pentateuque qu’il interpréteurà sa maniéré. Les Juifs le sirent-passer pour un Athée, & un mé-decin de cette nation réfuta sonsystème. Acasta publia alors sonExamen traditionum Pharifatearum adEegem feriptan : livre dans lequelil attaque ['immortalité de Pâme ,sous prétexte que Moise n’a parléni du paradis ni de Penser. Les Juifslui répondirent d’abord à coups depierres,ensuite en le faisant-empri-sonner. La liberté lui fut rendue, enpayant une amende. Acosiacrut alorsdevoir cacher ses erreurs , qui luiattiroient des persécutions ; 8c pen-sant que toutes les religions croientindifférentes , il rentra dans celledes Juifs. La loi de MoiJ'c n’étoit ,selon lui, qu’une pure fiction deshommes, & non pas l’ouvrage deDieu : il ne la suivoit qu’en public.On Paccusa de ne point observerles autres préceptes Judaïques , nidans les repas , ni fur d’autrespoints aussi importans : ce suc la