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toit moins applaudie fur celui deParis. L’auteur n’avoit pas assezde génie pour faire-parler les pas-sions avec éloquence, & la cha-leur de son ame ne répond pointá la dignité de son style. Les 1 cè-nes font décousues , les monolo-gues trop longs, les amours froi-des , la conspiration inutile à lapièce ; le théâtre reste vuide. Labarbarie de Shakespéar se fait en-core un peu sentir dans la régu-larité d 'Addiffon. II y a pourtantdes morceaux sublimes, St le rôlede Cjtan vaut seul une bonne piè-ce,.. Ce poète nç s est pas moinsillustré par ses produisions de mo-rale St de critique, 11 y a plusieursmorceaux de lui datts le S y écla-teur & dans lé Curateur , où la rai-son St le bon goût sont embellispar l’esprit & par les grâces. Lespièces qu'il inséra dans le Babil-lard de Richard Ste’ì/e , ne font pasmoins estimées-, on auroit désiréfeulement que, dans ces différen-tes feuilles , iln’eût pas trop sou-vent sacrifié sa íaçon-de-penser audésir de flatter sa nation. Pour plaireaux Anglois, il déprima quelque-fois les grands - hommes que laFrance a produits en politique Scen littérature, St exalta trop ceuxd’Angleterre , tels que Shakespéar& Milton. Parmi ses ouvrages dePoésie, on distingue son Poème surla bataille de Hochflet. On lui re-proche seulement de n’y avoir pasassez respecté les Têtes couron-nées qui étoient en guerre avecles Anglois. Addiffon auroit dû ten-dre plus de justece dans ses vers« dans fa prose aux ennemis defa patrie , & sur-tout à Louis XIV.C’est une faute que la postérité nelui pardonnera point. 11 reçut len om de Sage, , pour avoir recher-c bé dans tous les écrits à plierk génie Anglois , à l’ordre , auxferles, aux convenances, 111* mé«
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rita aussi par son caractère & saconduite. U montra dans la litté-rature toute la politique d’uncour--tisan. II détestoit Pope dans le fonddu cœur j mais il prenoit fur luide le manager au-deliors. On ditqu’il devoir donner une Tragédiefur la mort de Sacrale , un Diction-naire Anglois , un Traité de la Re-ligion ; mais que fa place & fesinfirmités l’en empêchèrent. Se*Ouvrages ont été imprimés à Lon-dres , 1716 , en 3 vol. in-iz ; Scréimpr. par Baskerville , en 1761 ,
4 vol. in-4°. fig. II avoir épouséep 171b la comtesse de ÏFarwick,Voyez sa Vie par des Maiseaux ,Londres 1733.01-17 , en anglois,
I. ADELAIDE, fille de Rodolphtroi de Bourgogne, née en 931 , futmariée à T âge de 16 ans à Lothaircll , roi d’italie. Après la mort dece prince , empoisonné en 95o, saveuve fut opprimée par BérengcrII, qui usurpa le trône de Le-thaire. En lui ôtant la couronne ÍCen la chassant de son palais, il lafit-renfermer dans une étroite pri-son.. Indignée des traitemens bar-bares qu’elle essuyoit , Adélaïdes’étant évadée â la faveur d’unenuit fort obscure, tomba dans unétang, osi elle demeura 14. heures,mourante de faim & de froid. En finelle vint à bout de se sauver dansla forteresse de Canose, d’où elleappella l’empereur Othvn l à sonsecours. Ce prince la délivra , Té*,pousa, & entra avec elle en triom-phe dans Pavie en 95 t. Sa vertu&. fes grâces lui donnèrent beau-coup de pouvoir fur l’esprit deson époux. Elle sut mere d ’OtliortII, fous Tempire duquel clic jouitd’un grand crédit. Après une viesainte , elle mourut de la mortdes justes, dans le monastère deSeltz fur le Rhin ,1e 16 Décembre999, âgée d’environ 69 ans. S. OUi-lon, abbé de Cluni, a écrit sa Vie,