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Tome Ier.
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A E R

sénat, pour récompenser une actionsi glorieuse, lui sit-ériger une statueau Capitole , où il étoic repré-senté avec la robe prétexte 8c labulle au coù.

jEMILHJS-MACER, Voy. Ma-ceii , n°. I.

XMUS Voy. Hemus.

AINE AS , Vuye[ les Enée.

Aì N E AS -S YL VI US, Koy. Pie II.

AiNOBARBUS, Voy. II. Domi-TIUS.

AERIENS . Voy. l’article suiv.

AER 1 US, hérésiarque duiv'sié-cle, sectateur á'Arius, est auteur dela secte des Aériens. Aerius ajoù-toit aux erreurs de son maître , quel’évêquc n’étoit point supérieur auprêtre ; que la célébration de laPâque, les tètes, les jeûnes, Lee.étoient des superstitions Judaïques.II condamnoit aussi les prières pourles morts. Aerius étoit moine. L’é-lévation de son ami ffo/ctríî fur lesiège de Constantinople , excita fajalousie & fut la première originede son opinion de l’cgalitc des prê-tres & des évêques. Ses sectateursne pouvant être admis dans aucuneéglise , s’aíîèmbloientdans les bois,dans les cavernes, en pleine cam-pagne , où ils étoient quelquefoiscouverts de neige. Leur chef vi-vent du tems de S. Epiphane , 8c fasecte subsistait encore du tems deS . Augustin.

AERTSEN , ( Pierre)surnomméEiitro Longo à cause de sa grandetaille, peintre , né Amesterdam ent; iq , mourut dans cette ville en15 73. Dès l’àgè de tS ans, il se ren-dit célébré par sa maniéré hardie 8cfière qui n’appartient qu’à lui seul.L’académie d’Anvers s’empressa dele mettre au nombre de ses mem-bres. II entendoit les fonds, l’archi-lecture Lc la perspective. II étoit ex-traordinaire dans les draperies 8cles ajustemens de ses ligures, quitessembloient quelquefois à des mas-

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ques : cette singularité paroiffoitluiêtre propre. Ses premiers ouvragesfurent des cuisines avec leurs usten-siles ,qu’íl rendoitavec une véritécapable de faire illusion. II n’ex-cella pas moins à peindre l’histoire& s’y fit-admirer. Le tableau repré-sentant U momie la St: Vierge , qu’ ilpeignit pour la ville d’Araesterdum,8c celui qu’il fit aussi pour le grand-autcl de l'église neuve de la mêmeville , étoient des morceaux inesti-mables. Malheureusement ce d*rn r ,d’unc force extraordinaire , ainsique quelques autres que ce peintreavoit faits , furent détruits dans lestroubles dts guerres. Aertsen , ja-loux de '.ailler à la postérité ses proqductions, conçut beaucoup de cha-grin de les voir ainsi périr sous íesyeux. Ses murmures furent quel-quefois poussés jusqu’à l’indiscrc-tion. 11 est cependant assez échappéde ses ouvrages , pour faire-jugerque cet artiste sçavoit employer lavigueur du pinceau , soutenue decelle du coloris.

AÌSCHINE, Voy ci Eschines.

AiSCHlNES , empyrique d’A-thcncs , suivit les erreurs des Mon-tanistes. 11 enseignent que les Apô-tres avoient été inspirés par leSaint-Esprit, 8c non parle Para-clet ; que le Paraclet promis avoitdit par la bouche de Montan , plusda choses , Lc des choses plus im-portantes , que l’Evangile.

AÎ.THER 1 US, architecte, vivoitau commencement du vt° siécle,sous le règne A'Anastase 1 , empe-reur d’Orient.Son mérite lui procu-ra l’entrce du conseil de ce prince,8c il y occupa même une des pre-mières places. II construisit dans legrand palais de Constantinople , unédifice nommé Chalcis ; 8c l’on croieque ce sot aussi lui qui bâtit cetteforte muraille depuis la mer jusqu’àSélimbrie, pour empêcher les cour-ses des Bulgare» 6c des Scythes.