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aETION , peintre Grec, se ren-dit très-célèbre par ses tableaux ,entr’autres , par celui des amoursde Roxane & d ’Alexandre le Grand.La beauté de celui-ci, exposé pu-bliquement aux jeux olintpiques ,mérita les applaudiffemens de tousles spectateurs ; & le président desjeux , homme fort riche & d’unegrande considération, en fut telle-ment enchanté, qu’il donna fa fillecn mariage à cet artiste.
I. AETIUS , surnommé l 'Impie ,d'abord chaudronnier , puis char-latan, ensuite sophiste,enfin diacre,évêque & patriarche de C. P. sousJulien l'Apostat .naquit dans la Cœlo-lyrie. 11 embrassa les erreurs à’A-rius, les soutint avec chaleur, & yen ajouta de nouvelles. Selon lui,Dieu. ne demandoit de nous que lafoi : les actions les plus infâmesétoient des besoins de la nature.St Epiphaneaous aconfervé47pro-positions erronées de cet héréti-que , recueillies d'un traité où il ycn avoir plus de 300. 11 mourut áConstantinople en 367.
II. AETIUS ou Aece , comte del'Empire, gouverneur des Gaules ,■vainquit Théodoric , défit les Francs,remporta trois grandes victoires furGondicaire , roi des Bourguignons ,
£c une autre fur Attila, roi des Huns,dont l’armée, de près de 700 millehommes, fut totalement mise cn dé-route. Mais remper.Ka/rníi'n/cn 111,jaloux des éloges dont Rome com-bla Aétius , le tua de fa propre main,
& condamna ses amis à différenssupplices. L’assaffinat de ce grand-homme fut regardé comme une ca-lamité publique. Un courtisan, áqui Valentinien demandoit son sen-timent sur ce meurtre , eut le cou-rage de lui répondre : Vous vousétés coupe la main droite avec le glai-ve que vous tenit 3 dans la gauche.
Ce fut Pan 434 de J. C. Ce grandcapitaine étoit le rempare de l’em-
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pire contre les Barbares qui l’inon-doient de tous côtés.
M. AETIUS ou Aece , médecind’Amide, ville de Mésopotamie surle Tigre, fit ses études à Alexan-drie vers la fin du iv° siécle. 11 pa-roît par divers endroits de ses ou-vrages qu’il suivoit la méthode desEgyptiens. 11 excelloit dans la p ra*tique de la chirurgie, & dans le trai-tement des maladies des yeux. C’estle premier médecin Chrétien dontnous avons des écrits fur la méde-cine. On a de lui un ouvrage en 16liv. , intitulé Tetrabiblos , impr. enlatin á Paris, 1367 ,in-fol.; Lyon1349 , in-fol., ou 1360,4 vol. in-II.L'original de ce recueil est grec;mais il n'y a que les huit premiersliv. qui soient imprimés, à Venisechez Aldc.i 534. C’est un Recueil des ’écrits des médecins qui a voient vé-cu avant lui, Sc sur-tour de Ga/ien.Quoique son ouvrage ne soit qu’unecompilation, sauteur y a fait-en-trer bien des choses qu’on cherche-roit vainement ailleurs. Janus Cor-narus traduisit en latin le Tetrabi-blos , & le fir-imprimer à Bàle chezForben en 134a, fous le titre de Con-traria ex veteribus Medicina.
AFER, Ç Domitius ) né à Nîmes,orateur à Rome, maître de Quinti-Hen. reçut quelq’talens en naissant ;mais il les sit-détester par le rôle dedélateur, qu’i! exerça fous Tibère 8cfous ses trois succeff”. Ce scélératgagna l'esprit de Caligula par sesadulations. Cet empereur qui vou-loir créer son cheval consul, fit-ac-corder cette dignité à Aster. II mou-rut l’an 39 de J. C. sous Néron.
AFFICH ARD, V. Laffichard.
I. AFRANIUS, poète comique ,d’un esprit vif. Quintìlien le blâmed’avoir déshonoré ses pièces pardes obscénités. 11 vivoit vers l’an100 avant J. C. 11 ne nous restede ce poète que quelques fragmensdans