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ÍJ'.lelques - uns des principaux ci-toyens. II proposa le partage desterres. Lionidas , ton collègue ,excite par les femmes & par sonpropre intérêt , combattit cetteproposition. Un cphore accusa Léo-nìâas d avoir violé les loix. Ceprince isolant pas comparoìtre, ondonna la royauté à Ciiomiruu , songendre , qui entra dans les vuesa’Agis. Les difficultés s’applanis-soient. Tous les pauvres souhai-toient la réforme -, mais l’éphoreAc èsilas , accablé de dettes, trom-pa les deux rois, en leur persua-dant d’aholir les dettes avant detoucher aux terres. On saisie tousles contrats , fk on les brûla dans laplace publique. Agcfdas dît enriant, quiln'avoit jamais vu de feufi beau. Mais quand il fut questiondu partage, il trouva des prétextespour le retarder.Sur ces entrefaitesles Achéens , alliés de Sparte ,ayant demandé du secours contreles Etoliens, peuple féroce & bri-gand qui menaçoit le Péloponnèsedont il étoit fort voisin ; Agis partitavec des troupes , & sit-admirerl’ancienne discipline de sa patrie.A son retour, il trouva un chan-gement déplorable : Léor.idas rétablipat les factieux ; CLéombrote chassé.Agis , pour échapper à leur ressen-timent , fe réfugia dans un temple,mais des amis perfides , ayant trou-vé le moyen de s assurer de fapersonne , on le traîna en prison ,ct il fut étranglé par ordre d’uncphore , vers l’an 241 avant J. C.Ce n’est pas le seul prince qui aitpassé du trône sur l’échassaud, pouravoir voulu reformer des abus.Avant de subir le supplice, il dit àQuelqu’un qui pleuroit: Effuye^voslarrr.es ; car puisque c’efi t injustice quini e jait-mourir , je mérité motus d êtrePlaint que les auteurs de ma mort.
111. AGIS, poète d’Argos, un^CS plus mauvais versificateurs ,
mais un des plus adroits flateurs deson tems , eut plus de crédit auprèsd Alexandre le Grand , que ses géné-raux mêmes. Agis & les confrèresnecestoient de répéter à ce prince,qu'Hercule , Bacchus , Castor & Pol-lux , n auroient rien de plus pressé,lorfqu’il paroìtroit dans l’Empyrée,que de lui céder leur place.
AGLAON1CE 07 Aganice, filled 'Hégctor, seigneur Thessalien,avoitquelques connoissances en astrono-m e, Ellefaisoir-accroire à ses con-temporains qu’elle pouvoit ôter laLune du ciel à son gré; & la volonténe lui en venoit jamais , que lors-qu’elle prévoyois une éclipse decet astre. Dans la fuite fa jactance& fa tromperie ayant été recon-nues , on se moqua de la prétenduemagicienne , ce qui donna lieu á caproverbe grec : Vous attire { la Luneà votre désavantage .
AGLAURE ou Agraule , fillede Cècrops , roi d’Athènes , étoitsœur d 'Hersé & de Pandrofe. Mer-cure devenu amoureux d’ Hersé vou-lut engager Aglaure à le servir au-près de fa sœur , & à lui permettrefeutrée de son appartement ; maiselle le refusa constamment, à moinsqu’il nc lui donnât une grosse som-me d’argent. Pallas qui haiffoitAglaure , parce qu’elle avoit eu latémérité d’ouvrir , contre ses or-dres , la corbeille où étoit renfer-mé Eréficlhon fils de Vulcain » allacommander à l 'Envie de la rendrejalouse de sa sœur. En effet, Aglaureinfectée de ses poisons , s’étant en-core opposée avec plus d’opiniâ-treté aux désirs de Mercure , ce dieupour s’en venger la changea enpierre.
A G L A Ù S, berger d’Arcadie ,qu 'Apollon jugea plus hereux queGygès, parce qua , content du petichéritage que ses peres lui avoienclaissé, il vivoit paisible des fruitsqu’il en reciroit.
Xiv.
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