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A GN A N , (St. ) évêque d’Or-léans , demanda du secours à Aétiuscontre Attila , qui tut obligé de le-ver le siège dc devant la ville. Ondit qu'ayanç guéri le gouverneur,celui ci donna la liberté à tous lesprisonniers ; & c’est en mémoire decette action que les évêques d'Or-leans ont , le jour de leur entrée ,,1e droit de delivrer, non tous lesprisonniers , mais ceux qui sontdétenus pour certains crimes. 11mourut en 453.
AGNEAU , LaCneau.
I. AGNÈS, (Sainte) vierge,qui,à l’âge de 12 à 13 ans, sut martyri-sée a Rome au commencement duiv' siécle. Son nom est célébré ,quoique son histoire soit incertaine.Les actes de son martyre , donnéslong te m 5 fous le nom de Sc Am-broise , ont paru supposes à tousles bons critiques. Mais fa mémoiren'en tut pas moins honorée d’unculte particulier , parce que le sou-venir de ses souffrances &c de sesvertus étoit précieux à Rome. «On» peut mettre, (dit Bailúr,'. St Amr» braise 8c Sc Augustin , parmi les» plus célèbres orateurs qui ont» prononcé son panégyrique le» jour de sa fête , comme St Mar-ti tin de Tours, parmi les plus cé-» lèbres évêques qui en ont étendu» ou réchauffé la dévotion. » Toucce qu’011 a publié de la translationde ses reliques , quoique peu cer-tain , prouve du moins Fempreffe-ment qu’ont toujours les (idoles decélébrer une martyre si illustre.
II . AGNÈS, (Sainte ) de Mon-(tpulçiai'.o en Toscane, naquit danscette ville en 1174. Elle entra àsage de 14 ans dans le couvent dessoeurs Saçhincs , ainsi appellées àcause de leur scapulaire sait de lq
roffe toile des sacs. Devenue lib-elle dp monastère de Poccrio,çlans le comté d’Orviette , elle s’ysanctifia ffnis la règle de St Au-
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gustin, & l’institut de St Venin}-que. Elle mourut le 10 Avril >317,Clément VIII, à la prière de HenriIV, sollicité lui-même par sa tarteLéunvre ác. Bourbon, abbclse de Fon-tevrauld , autorisa son culte Le mitson nom dans le Martyrologe.
III, AGNÈS de France , im-pératrice de Constantinople, étoitfille de Louis le Jeune & sœur dePhilippe-Auguste. Elle épousa à l’àgode neuf ans Alexis Camnènt dit leJeune , le 1 Mars I1S0. AndronicCemn'ene , ayant fait-mourir Alexis8c usurpé l’empire, donna la mainà sa veuve , dont il n’eur pointd’enfans. Ce prince mourut entiSj. Agnès commençant á sentiel’aiguillon des pallions , resta à lacour de Constantinople , où elledevint amoureuse de Thcodtre Bra-nas , homme de qualité. Ce sei-gneur l’épousa enfin , 8c en eut unefille, mariée au régent de sempirede Constantinople.
IV. AGNÈS DE Meranie ,reine de France , étoit fille de BentboUi , duc deMéranie dans la hauteSaxe. Philippe-Auguste, ayant ré-pudié In-ciburgc , l’épousa en I tç6,Sc en eut un fils & une fille. Maisles censures de f Église lancées con-tre le monarque , l’obligérenr d’a-bandonner Agnes , qui mourut dedouleur au château de Poiffi , Fan1201. 11 falloit que cette princesseeût de la beauté ou de Fesprit,pour avoir fixé le cœur peu cons-tant de Philippe-Auguste pendantcinq ans. Son mariage contractéfur la toi d’un jugement qui pro-nonçoit la séparation du roi 8c á'In-gelburge , engagea le pape Innccer.eIII à légitimer les deux enfansqu’elle avoit eus de Philippe.
AGNÈSSOREL, Voy. I. Sonia,
AGNÈS de Castro,FT y. Inès.
AGNOD 1 CE, jeune Albumen'r.e, ne pouvant suivre ion aitr<w