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que tout ce qui y étoit continu luiavoit été révélé, La lecture en futcependant défendue à Rome ; & leP- Cro\çt, Recoller de Marseille, enayant publié la V‘ partie en fran-çais , la Sorbonne la censura très-■vivement l’an 1696,quoiqu’elieeût«té approuvée en Espagne. La Tra-duction entière de ce Franciscainparut à Bruxelles, 1717,0118 vol.in-12,Sc en 3 vol. 111-4°.
L AGRICOLA, (Cneïus Juliits)natif de Provence, gouverneur dela Grandc-Bretagne fous Vefpaficn ,-»’y rendit illustre par fa valeur. 11soumit le. premier l’Ecost’e & f Ir-lande aux Romains ; il réduisit lesBretons. Général sage St prudent,il poussa ces peuples de contréeen contrée,& répandit un tel effroi,qu’ils n’ofoient le présenter devantlui. Mais dès qu'il les eut subju-gués , il les accoutuma au joug , enles poliçant , en leur inspirant legoût des lettres & des arts. 11 leurapprit à bâtir des temples, des mai-sons commodes , des lieux d’assem-hlée. 11s étudièrent la langue & l’é-ioqucce de leqrs vainqueurs. 11s imi-tèrent jusqu’à leurs modes & leurmaniéré de se vêtir. Agricola fit,parsa flotte, la conquête des isles Or-cadcs, dont les Romains ne con-roissoícnt pas même le nom , Stik conserva tout ce qu’il avoit con-quis , par ses vertus & par le main-tien de la discipline militaire. Sesvictoires furent l’objet de la jalou-sie de Domitien , qui le rappella. Cetempereur lui ordonna d’entrer denuit à Rome , pour qu’il n'eût pasles honneurs du triomphe. Agricola,trop sage pour témoigner son res-sentiment á ce monstre , se retirachez Ini , & y vécut dans un re-pos honorable : simple dans son ex-térieur , poli dans les discours , Sese bornant à deux ou trois amis.On dit que Domitien hâta la fin deses jours par le poison ; mais il ne
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faut pas toujours croire les crimes ;quelque facilité que les hommes ,& des hommes tels que Domitien ,aient à les commettre. Tacite , gen-dre A'Agricola , nous a laissé Une Viede son beau-pere, digne de l’un Scde l’autre.
II . A G RIC O L A, (Rodolphe )professeur de philosophie à Heidel-berg, naquit à BafHfflm près de Gro-ningue, d’une famille obscure , en1441. 11 voyagea dans la France &l’Italie, & s’arteta pendant quelquetcrr.s à Ferrare, où le duc Herculed 'Est, le bienfaiteur des gens-de-lettres , fut auflì le sien , & où ileut pour maître de philosophieThéodore de Ga\e, Après bien descourses, il mourut á Heidelberg en1485. II fut enseveli en habit deCordelier , comme il l’avoit de-mandé. Ce sçavant possédoit leslangues , la peinture , la musique ,l’art oratoire, la poésie & la phi-losophie. On recueillit tous sesOuvrages en 2 vol. in-4”. à Colo-gne en 13 39 , parmi lesquels ondistingua son Abrégé de l'Histoire an-cienne , Sc ses trois livres De inven-tione dialeclica . Les sçavans de sontems lui ont donné des louanges unpeu outrées.On a-dit que, «lorsqu’il»éctivoit en vers latins, c’étoitun« autre Virgile,Si en prose un autrePolitien. « Erasme, son ami, lui pro-digue le s plus grands éloges.
III. AGRICOLA, (Jean Islebius)ainsi nommé , parce qu’il étoit d’Is-leb ou Lislebert , dans le comté deMansseld, compatriote & contem-porain de Luther , sut aussi son dis-ciple. 11 soutint d’abord les senti-mens de son maître avec beaucoupde zèle ; mais il l’abandomra en-suite, Sç. devint son ennemi décla-ré. Après' drille variations dans fadoctrine & dans fa foi. il renou-vels une erreur que Luther avoitété obligé d’abandonner-, Sc devintchef d'uné secte qu’on appella la
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