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cet empereur. Son inconstance luifit-quitter le métier ries armes pourle droit & Ja médecine , entre les-quels il fe partagea. Sa plume har-die lui suscita bien des querelles ;à Dole avec les Cordeliers ; à pa-ris & à Turin avec les théologiens ;ú Metz , où il attaqua l'opinion ré-pandue alors & réprouvée aujour-d'hui, qui donnoit trois époux àStcAnnc. Cette grave querelle l'obli-gea de fuir en différons pays. 11 futvagabond & presque mendiant enA Ilemagne,en Angleterre & en Suis-se. 11 s’arrêta pendant quelque temsà Lyon, où étoit alor sLouij'e de Sa-voie, mere de François I. Cette prin-cesse l’honora du titre de fou mé-decin : mais il prétendit dans sonfol orgueil, que c’étoit borner sonmérite á trop peu de chose. » Unhomme comme moi , clisoit - il lrbre-ment , un homme de ma naijfanee ,envié de tontes les Cours par mes ta-lens variés & les services que je puisrendre , ne doit point être réduit auxf attelions dégoûtantes de la médecine. >»Ionise eût voulu qu’ Agrippa lui eûtservi de Devin St d' AJìrulvgueç qu'illui eût prédit tout ce qui pouvoitarriver , à l’état, à son fils St àelte-même -, & Agrippa lui dit net-tement que ces occupations n’é-toient dignes ni de lui , ni d’unhomme sensé, ni même d’un Chré-tien; que c'étoit offenser Dieu 8cla raison , que de se livrer à de pa-reilles connoiffances avec ttop decuriosité. Cette franchise déplut àla princesse, un peu entêtée d'as-ttolagie , avide de connoitre i’ave-nir,comme sont naturellement tousles grands. Enfin Agrippa , voulantse prêter à la foibleffe de L uise ,ne trouva rien de satisfaisant dansles afires , 8c il ne voulut pas pro-mettre de grands succès 8c des vic-toires au roi. II eut mime la har-diesse de dire : Qu’il ne trouvait rienque de fâcheux dans ses calculs ; té
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que le Connétable de Bourbon , quetan poursuivait alors à toute outran-ce , stroit victorieux , & rcndroic lesefforts de nos armées inutiles . II ettécrivit dans ces termes à Guillaumefaçagne, sénéchal de Lyon , sonami. 11 n’en fallut pas davantagepour lui attirer la haine de la cour ,Sclui saire-perdre ses appointement.Sa vengeance 8c son chagrin écla-tèrent depuis ; il traita la duchessed’Angoulême , dlextravagante , d'es-prit léger , á'ingrate ; il l avoir ap-pellée auparavant Protectrice de laFrance , Dcbora , Femme dont la tèteseule aroit pu rétablir les affaires.—Brouillé avec la cour de France parson peu de ménagement, Agrippaalla ensuite dans les Vays-Bas , oùson traité De la vanité des Sciences ,8c fa Philosophie occulte » le firentmettre en prison. U fut encore en-fermé à Lyon pour un libelle con-tre Louisc de Savoie , son ancienneprotectrice. Cet homme , accuséd’être en commerce avec les Dia .blés , ne sçut pas profiter de cetteliaison pour se procurer le bon-heur & le s richesses. Après avoirpassé une partie de fa vie dans descachots , il expira .suivant le Nau-deeana , á Lyon en 15 54; & suivantd’autres biographes, à Grenoble eni;35, é^ns un hôpital : aussi dé-teste, mais moins heureux que VA-rétin , qui mourut chargé de pré-sent 8c de coups-de-bâton. Agrippafut au nombre de ces écrivains, quiattribuent toutes leurs infortunesà leurs jaloux 8c à leurs ennemis ,
Sc ne s’aviscnt jamais de les attri-buer á leur caractère 8c à leur con-duite. 11 fut une preuve , qu’avecbeaucoup d’esprit on pi ut être très -malheureux. On a imprimé ses Ou-vrages en 2 vol. in-S°. apud Berin-gos fratres , en lettres italiques 8clans date. Nous avons déja parlé decelui où il veur prouver que lessciences sonr pernicieuses aux hwu-