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mes ; paradoxe soutenu avec beau-coup d’éloquence par J. J. Roujfcaude Genève. Son traité De la Phi-losophie occulte , traduit en françôis1717, en 2 vol. in-8°, le fït-accuserd’ètre sorcier, par des gens qui ap-paremment ne l’étoient pas. 11 avoirtoujours , suivant- Paul /ove , unDiable a sa suite sous la figure ù’unchien noir. Le Démon ayant étran-glé un de ses disciples , notre ma-gicien lui ordonna d'entrer dans lecadavre, & de lui fuire-traverscrcinq ou six fois la place publiquede Louvain, asin que le peuple putcette mort pour une apoplexie na-turelle. Voilà ce que rapportentnos graves historiens fur Agrippa.
Sa déclamation de VExcellence ticsfemmes au-dejj'us des hommes , tra-duite en françôis par M. Arnaudin ,prouve qu'il n’y avoir point de pa-radoxe qui ne púr passer par sàtece.
II la composa pour flatter Margue-rite d ’Autrìche.On 3 encore d ’Agrippaune Differtation sur le-péche origi-nel , dans laquelle il avance que lachute de nos premiers parens neprovint pas<dela pomme , mais d'uncommerce charnel. On a dit de cetécrivain :« Nutlis hic parcit‘, con-» ttmnit , fcit , ncscít ; fiet , ridet ,
» irujcititr , infecìatur , carpit ttmnìa.m lpse phiiofophus , Danton , héros ,» Deus , 6- omnia. ,> On a public laVax rr L des Sciences év ï iiûxX i. vKtilt Sexe féminin , en 1726, 3 vol.in-r 2 , traduits par Gucdcrilíe.
AGRIEHN, evcque de Carthagevers l’an 117 de 3 . C. soutenoitqu’il falloir baptiser de nouveauceux qut l'avoient été par les héré-tiques. Ses disciples s'appellerentAgrippin ens ,
I. AGRIPPINE, fille á'Agrippa &de Julie, répudiée par Tibère , épousaGetmaaicus ,qu’clîc suivit dans tou-tes ses exportions en Allemagne &cn Syrie. Après la mort d'un mariqu u vivoic avec elle en amant
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Agrippine retourna à Rome, portantles cendres de fou époux. La dou-leur que causa cette perte , tut uni-verselle : Agrippine en profita pouraccuser Pifun, qu’on soupçonnoicd’avoir hâté la mort de Germoni-cas. L indignation du peuple contrePtfon , jointe aux vives poursuitesà! Agrippine , l’inquiétérent telle-ment , qu’on le trouva mort dansson lit. Tibère , jaloux dc la mortdu peuple pour Agrippine , l’exilsdans une ifle, où il la laissa mourirde faim, l’an 35 de J. C. Cette fem-me illustre se montra toujours su-périeure à ses malheurs. Elle futaussi intrépide à la cour de Tibère 8Cdans le lieu de son bannissement ,qu’elle avoir été tranquille à la têtede s armées. Elle laissa neuf enfans.Les plus connus font Caligula , quifut empereur , & Agrippine , doncnous allons parler.
11 . AGRIPPINE, fille de laprécédente, & mere de Néron , joi-gnit aux moeurs d’une prostituée lacruauté d’un tyran. Aptes deux ma-riages , elle épousa Claude , dontl’indolence alìoit jusqu’q la stupi-dité. Cette femme d’une ambitiondémesurée & d’un esprit pénétrant,connut bientôt le caractère de sonépoux, & ne manqua pas d’en profi-ter. Ce ne furent que bassesses , ra-pines , cruautés , prostitutions :Agrippine employa tout pour s’cle-ver au comble de la grandeur , &assurer l’empire à son fils ; voulantajouter à la qualité de fille, de soeur,d’époufe d’en'.pereux, celle de mere.Comme on lui difoit que Néron Juïtlonneroit la mort un jour : N'im-portc , répondit.elle , pourvu tju'ílrègne. II régna estèctivement-, Agrip-pine empoisonna son époux avecdes champignons , &. lit-procla-mer son fils empereur. Néron, élevépar Sénctjue & par Burrhus , parutd’abord digne de tels maîtres,- maisil oublia bientôt les services de la