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ne femme digne de lui. 11 n’avoitpassé aucun jour depuis son enfan-ce , faus lire ['Ecriture sainte ; &cette lecture fut la consolation deses derniers jours. Cet article estextrait en partie de son E cge parM. Thomas, qui remporta le prixde 1 "académie Françoise en 1760.
( Voy. Guerchois. )
AGUI.ou Sultan Agvi , roide Lantant dans l’isle de Java, filsdu sultan Agoum. Son pere, las deporter la couronné, remit le gou-vernement entre les mains de foufils, vers la fin du xvn' siécle ,pour ne plus s’occuper que de sesplaisirs. Ce jeune roi se rendantodieux à ses peuples , le sultanAgoum prit les armes, pour ren-trer pat force dans un royaumequ’il venoit de quitter de hongre.
11 assiégea la ville de Bantam. Aguiimplora le secours des rioNandois.Le général Spelman , homme quiaimoic les grandes entreprises , ré-solut de secourir Agui, qui se voyantmaître de la capitale , forma le des-sein de subjuguer tout le royaume.11 prit le vieux sultan, qui fut ren-fermé'dans une prison, & qui mou-rut dans les fers.
AGUILLE, Voy. Laguille.
AGU1LLON, Aguìllonius (Fran-çois ) célèb. mathématicien, Jésuitede Bruxelles , mourut en 1617, à50 ans. On a de lui un Traité d’Op-tique, estimé dans le tems , & impr.á Anvers 1614, in-fol. Depuis lesdécouvertes de Newton , ce livreest devenu inutile; mais il peut avoitété utile à Newton,
AGU1RRE, (Joseph Saenz d’) ne* Logrogno, ville d’Efpagne, en1630, fut un des ornentens de 1 or-dre de S. Benoît dans le derniersiécle. D'abord premier interprètedes livres saints dans l’université deSalamanque , ensuite censeur & se-crétaire du tribunal du St-Office : illut honoré de la pourpre par Innv-
AGU 8;
tent XI, Jan 1686,en récompensede son zèle pour 1 "autorité du saint-siége. 11 mourut à Rome en 1699.
Ses principaux ouvrages font : I.Lttii SalnianuccnJ'tj , fioe Théologieflorulenta ;Salmanticœ c558.in fol.
Cc font les dissertations qu'il com-posa, selon l usage de >'universitéde Salamanque, avant d’y recevoirle bonnet de docteur. 11 y traite desbons Sc des mauvaisliv., & y m êlebeaucoup de traits d’étudition. 11fait lui-même la critique de sonjouv.dans fa dernière édition de la "théo-logie de S. Anselme. Ce qu’il y trou-ve à censurer, est d’y avoir donnéà certaines personnes des louangesexcessives ; d’y avoir exprimé cer-taines choses , d une manière moinsgrave & moins sérieuse qu'il nefalloir ; d’y avoir donné trop depoids à l’opinion d’un seul docteurpieux Sc sçavant, 8c d’y avoir citédes historiens supposés. II. UneCollection des Conciles d'Espagne ,en 1693 & 1694, 4 vol. in-fol,;fort recherchée , quoique Fauteurmanque de critique. On en a donnéune nouvelle édition à Rome en1753,6 vol. in-fol. La meilleureest celle de 1693 8c 94. Cette col-lection est accompagnée de disser-tations , dont quelques-unes fontdénuées de jugement Sc de ce coup-es oeil sevére qui rejette toute piéceapocryphe: il s "acharne à soutenir1 authenticité des fausses Décrcta-les des papes. III. La Théologie deS. Anjelme, en 3 vol. in-fol. Cecardinal a encore composé quelq".livres moins connus. Nous ne cite-rons plus que son Histoire dts Con -cites d'Espagne , qui avoit précédésa Collection. La modestie , vertupeu commune aux sçavz ns.étoit cel-le de ce cardinal. II avoitjsoutenupar écrit le système de la probabi-lité ; il eut assez de courage 8c d’hu-milité pour se rétracter.
AGULIERS, Voy. DesagvȣILS,