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Tome Ier.
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8r , AGU

soient ordinairement de ces pro-cédures préliminaires, & diminuales frais & les longueurs de l’inftruction. Une Déclaration concer-nant ta police des grains , donnéeen Octobre 1740 , mit un frein àl’avarice, 8c prévint, amant qu'uneloi peut le faire , les malheurs quela disette des grains produit dansun état. L’ Ordonnance des Subjìitu -lions (Août 1747) leur donna lejuste degré de faveur qu’elles doi-vent 8c qu’elles peuvent avoir,& fit-ceffer une partie des contes-tations qu’elles funt-naître, L’£d;rfur Us gens de main-morte ( Août1748), en leur affûtant lesbiensqu’ils ont déjà , leur défendit d’enacquérir de nouveaux. Son desseinétoit d’établir une entière confor-mité dans l’exécution des ancien-nes loix , fans en changer le fonds ,&d’y ajouter ce qui pouvoir man-quer à leur perfection. Mais ce tra-vail ne pouvoir être exécuté parun seul homme, de quelque sça-voir 8c de quelque fjgacite qu’ilfût doué... Le chancelier i’Agues-feau n’étoit étranger dans aucunpays , ni dans aucunsiecle. 11 fça-voit la langue Françoise par prin-cipes ; le Latin, le Grec 8c l’Hc-breu ; l’Arabe, Vltalien, l’Efpagnol,l'Anglais 8c le Portugais. U n'étoitpas moins honoré des fçavans étran-gers , que de ceux de son pays.L’Angleterre le consulta sur la rc-sormation de son Calendrier : la ré-ponse du chancelier de France ,pleine de réflexions utiles, déter-mina cette nation philosophe à unchangement , qu’elle n’auroit pasdû tant tatder de faire. D’AgucJJcaureçut des marques non moins dis-tinguées de la confiance du roi ,lorsque sa majesté alla se mettre àla tête de son armée : Elle le chargead’astembler chez lui toutes les se-maines les membres des conseilsdes finances Sc des dépêches. 11

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rendoit compte des objets discu-tés par une lettre, fur laquelle leroi écrivoit fa décision... La sobrié-té 8c l’égalité d’ame lui conservè-rent , jusqu’à l’àge de 81 ans, unesantévigouj^use ;mais dans le coursde l’année 1750 , des infirmitésdouloureuses Invertirent de quit-ter fa place. 11 s'en démit, se re-tira avec les honneurs de la dignitéde chancelier , 8c mourut peu detems après , le 9 Février 1751. Laplus grande partie de ses Ouvra-ges sont dejà publiés en 9 vol. in-4°. On diíoit de lui, qu’il pensaiten philosophe & pailoit en orateur . Sesprincipes d’esoquence étoient deréunir la force de la dialectique àl'ordre de la géométrie , en y ajou-tant les richesses de l’érudition8c les charmes de l’art de la per-suasion. Son style est très-châtié ;mais li l’on y désiré quelquefois plusde chaleur, on ne sçauroit y desirerplus H’harmonie. Un jour il con-sulta son pere sur un discours qu’ilavoir extrêmement travaillé , 6cqu’il vouloir retoucher encore. Sonpere lui répondit, avec autant definesse que de goût : Le défaut devotre discours est d'ctre trop beau ; il leseroit moins , ít vous le retouchiez en-core... V'AgueJfeau avoir épousé , en1649 > Atnne le Febvre d'Ormeffon.C’est a son sujet%ue Cuulanges avojtdit , >> qu'on avoir vu pour la pre-» miére fois les Grâces 8c la Vertu» s’allier ensemb e. « Elle mourutà Auteuil le premier Décemb. 1735,laissant six enfans. La douleur deá'AgueJseau égala fa tendresse pourelle. Cependant à peine avoit-il es-suyé les larmes , qu’il se livra auxfonctions de fa place. Je me doisau public , diíoit - il , & il n ejìpasjujîe qu il souffre de mes malheurs do-mestiques. II voulut être enterré au-près d’elledansle cimetière d’Au-teui! , pour partager , même aprèsfa mort, l'humilité chrétienne d’u-