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», je Tai sait en poète à qui il est per-„ mis de mentir. A p-éjèntje parle„ en ambas'adeur , qui ne duit dire», que la vérité, /’ étuis alors un jeune*,» homme ,je pense aujourd'hui en hom -»» me mûr. „ Cette répartie plut al’empereur , qui lui dit mille chosesobligeantes. ..Alamanni fut égalemëcen ta veut auprès de Henri II , suc-cesseur de trançoìs 1 , qui l’cm-ploya en diverses négociation qpourlelq. Alamanni n avoir pas moins detalent que pour la poésie. 11 mouruten 15 j 6 a Amboiíe.où étoit la cour.Nous avons de lui : 1. Le Poème de( Glrone il cortejè , qui n’est qu’unetraduction en vers du roman deGiron le Courtois : sédition la plusrecherchée est celle de Paris 15-48 ,in-4°. I I. Un autre Poème DéliaColtiva\ione ; Paris 1544, m 4°. queles Italiens met têt à côté des Géor-giques. 111. Des Poéjies de diversgenres , rassemblées fous le titred 'Opéré Toscane, dans un recueilen 2 vol. in-8* dont la meilleureédition est de Florencechez-les/an-tes en 1532, pour le 1 " tome ; &pour le 2°, Lyon chez Gryphe ,même année.... II ne faut pas leconfondre avec Alamann/íoíi pa-rent , dont les Poéjies burlesques ontété imprimées avec celles de Bur-chie/lo & autres,a Florence en 15 52in-S”.
ALAMIR, prince de Tharfc, pritle nom de calife dans le ix' siécle.11 entra dans les provinces de l’Em-pire à la tète d’une formidable ar-mée de Sarrasins , qui y ftrent degrands ravages. André Scythe , gou-verneur du Levant , voulant s’op-pof-'t à leur furie, ce prince bar-bare lui envoya dire ,que“s’illui», donnoit bataille , le tils de Marie» ne le lauveroir pas de ses mains. »Çc blasphème ne demeura pas im-puni : car >e jour du combat, ce gou-verneur prit la lettre du Sarrasin ;& l’ayant fait-attacher à une image
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de la Vierge pour servir d'étendard,son armée enflammée par le doublemotif de la vengeance & de la re-ligion, vainquit les ennemis & enfit un affreux carnage. Alamir futpris & eut la tête tranchée.
ALAMOS, ( Balchazar ) Castil-lan, aptes avoir resté onze ans enprison, obtint sa grâce de PhilippeIII, Lc fut employé par Olivaies,ministre de Philippe IV, 11 mourutdans un âge avancé , au milieu duxvil'siécle. On a de lui une Ver-fion de Tacite assez estimée, avecun Commentaire qui l’est moins.
ALAMUNDAR , roi des Sarra-sins, sit des courses dans la Pales-tine l’an 509 , & fit-motirir des So-litaires qui vivoient dans le désert.Les miracles qu’il vit opérer parles Chrétiens, le touchèrent si fort,qu’il demanda d’être reçu parmieux. Lorsqu'on le préparoit à re-cevoir le baptême , les Acéphales ,disciples de l’hérelíarque Sévère , ré-solurent de l’attirer á leur secte.Ces hérétiques confondoient lesdeux natures en J. C. : d'où il s’en-suivoit que la nature divine avoirsouffert, St étoit morte sur la croix.11* envoyèrent à Alamundar desévêques de leur parti, pourl’enga-ger à recevoir le baptême de leursmains; mais le nouveau catéchumè-ne méprisa leurs persuasions, & seservit d’un trait ingénieux p r jetterdu ridicule sur leurs erreurs. II fei-gnit d avoir reçu des lettres , parlesquelles on lui apprenoit la'mortde l'archange S, Michel , & leurenvoya des gens pour apprendred’eux ce qu’ils pensoient de cettenouvelle. Comme elle leur parutautant impossible qu'elle étoit ab-surde , il leur dit : S'il est. donc vraiqu’unAngene sçauroit ni souffrir nimourir, comment voule[-vous que J. C.soit mort sur la croix, puisque selonvous il n a qu une nature , qui , étantdivine , est impassible ?