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ALARD J , Allard.
ALARD ou Adbi.ard . prêtre ,né a Amsterdam, mourut a Lou-vain en 1531. l> est auteur de di-vers ouvrage; , parmi lesquels onestime Seleâee jimilitudines ,Jivc eal-laitants ex Bibliis , en 3 vol. in-8°.Paris 1543.
I. ALARIC I" ,fut appelle Hardi& Entreprenant par les Goths ses su-jets. II étoit en effet l'un& l’autre.5a famille étoit une des plus illustres de son pays. TAsWu/e le Grand,se servit utilement de lui , & duten partie á sa valeur la victoire quile débarrassa du tyran Eugène. 11 eutdes succès en Grèce, où ildétruiíit^Idolâtrie. ( Voy . Stilicon. ) II senc ensuite proclamer roi, & s’avan-ça l’an 408 vers Rome pour la sac-cager. Maître des deux rives duTibre , il réduisit cette ville a l’ex-Crémité. Le sénat tremblant & cons-terné lui envoya des ambassadeurs ,qu’il refusa d'entendre. 11 leur dit ,“ qu’il sentoit en lui quelque cho-» le, quil'excitoit à mettre Rome>> en cendres ». 11 consentit cepen-dant a s’en éloigner , mais á con-dition qu’on lui livreroit tout for& tous les meubles précieux quile trouvoient dans la ville -, &lortqu’un des ambassadeurs lui de-manda ce qu’il vouloir laisser auxhabitans ? Je leur laisse la vie, répon-dit, il. II ne tenoit effectivementqu’a lui de les en priver. Les Ro-mains , oubliant leur antique fierté »se jettérentà ses pieds , & renga-gèrent à diminuer la rigueur de cettedemande. Alaric', vaincu par leurslarmes , leur donna la paix , & lors-qu'il pouvoit tout exiger, il se con-tenta de six mille livres pesant d’or,de quatre mille robes de foie , Scde trois nulle tapis de pourpre.Dès qu'il eut signé le traite , il levale siégé Sc reprit le chemin ue sesétats; mais , quoique I'hyver fûtproche , U ne crut pas devoir pas-
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fer les Alpes , avant d'avoir reçules sommes qu’il avoit exigees. Ho-norine , prince qui, ( comme le ditMuntefquìeu , ) ne sçavoit faire ni lapaix ni la guerre , fit défense derien exécuter, Alaric indigne revintune lc onde fois devant Rome, Scla bloqua de toutes parts- La villeassiégée fut réduite à une extrémitési triste , que les habitans ne vi-voient que de la chair des cadavresinfects. Ne pouvant résister à tantd’horreurs, tls vinrent implorer unepitié dom leur infidélité les ren-dort indignes. Aiarìc , modéré dansla victoire , leur fit grâce; mais auxpremier» conditions , il en ajoutad'autres : il exigea un tribut an-nuel, & demanda de plus qu'on luiabandonnât la Norique.la Véne-rie ìk la Dalmatie; ensuite , pourmontrer aux Romains son mépris ,il leur donna pour maître le pré-fet Anale , qu’il fit empereur de fafeule autorité. II revint une 3' loisa Rome, croyant encore avoir àse plaindre d’ Honorius. 11 n’y restaque trois jours, pendant lesquelsses soldats se livrcrent à toutes lesfureurs de la déprédation , quoi-qu 'Alaric leur eùt ordonné de res-pecter les églises & ceux qui le»avoient prises pour asyle. II ne sor-tit de cette capitale , que pour allerfaire la conquête de la Sicile &d'une partie de l'Afrique; mais unetempête ayant brise le plus grandnombre de ses vaisseaux, il se retiradans la Calabre , fie fut frappé demort subite , peu de tems après,l’an 410 , à Cosence. Ses soldats ,pour le dérober á la vengeance desRomains, lentcrrérent au milieu dela rivière de Vasento avec des ri-chesses prodigieuses. Le portrait dece prince a été vraisemblablementdéfigure par les hissoriens. " Sa>-> conduite à l’égmd des Romains» est assez justifiée, (dit M. Tutpin,)n pat les perfides procçdés d’Ho-