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Tome Ier.
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sole en T Ç44, Franfois de Bourbon ,comte d’Enguien , qui commandoitI’3fmce, ja'oux des louanges qu’ondonnoit á la bravoure de Se-André ,acharné à poursuivre les ennemis ,dit a ses officiers : Qnonlefajj c reti-rer , ou qu'on nu permette de[icsuivre,I.e maréchal s’illustra encore pluscn Champagne, où il eut lc com-mandement de l'armceen 1551 &15 54. 11 eut beaucoup de part à laprise de Marienbourg ; il ruina Ca-teau-Cambrelìs, Lc se couvrit d unegloire immortelle à la retraite duQuesnoi. 11 se distingua à la bataillede Rémi, 6c fut moins heureux àcelle de St-Quentin en 1557, oùil fut fait prisonnier. II contribuabeaucoup à la paix de Cateau-Cam-b,refis. Ce maréchal sur la fin de sesjours se jettadans le parti des Gui-ses ; & combattit avec eux en 1561,a la bataille de Dreux où il fut tuéd un coup de pistolet par un nom-tnìBvbigni de Misères, qu'il avoir euautrefois à son service, mais quil’avoit quitté non seulement à causedes railleries piquantes dont il l’ac-cabloit, mais parcequ’il l'avoit dé-pouillé de ses biens. Le maréchalavoit eu un pressentiment de famort. « Le matin avant la bataille,

„ ( dit Brantôme , ) il vint trouver» M. de Guise dans fa chambre,

„ 6c en entrant il demanda au brave,, Tranchelion qui cn fortuit, ce» que M. de Guise faisoit ? II lui„ dit qu’il ventait d’ouir la messe« 6s faire set pâques-- AhDieu !dit-„ il, 411c n’csl ai-je sait autant, &

•a ne me suis-je mieux prépare ! ear le,> cotur me dit que saurai aujour-„ d'hui je nesçais quoi. » Les Calvi-nistes qui ne l'aimoient pas , l’ap-pelloient Arquebusier du Ponant,Quoique le maréchal Ut-André ai -mât le jeu ,1a bonne-chére, le luxe,les femmes , enfin tous les plaisirs ;il étoit, un jour de bataille , capi-atine & soldat. Cctoit le «avalier

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le plus aimable de son rems. Sípolitesse égaloit l’urbanité grecque& româine. 11 fut un des triumvirs,qui, après la mort de Henri II, fu-rent les maîtres du gouvernementquatre ou cinq ans , malgré Cathe-rine de Mcdtcis, II n’eut de son ma-riage avec Marguerite de Lustras,qu’une fille , morte íorr-jeune aumonastère de Longchamp , dans lerems qu’on la deltinoit à épouserHenri de Guise , qui depuis fut tuéà Blois. Antoine ó'Albon, son pa-rent , fut comme lui gouverneurde Lyon , & s’y distingua par (onzèle contre les Calvinistes. II eutplusieurs abbayes ,6c devint arche-vêque d’Arles , puis de Lyon. IImourut le 24 Septembre 1574.

ALBQRNOS, ( Gilles-AlvarezCarillo) né à Cuença en Espagne,fut archevêque de Tolède. AlsonseII, roi de Castille ,lui eut de gran-des obligations dans la guerre con-tre les Maures ; mais son successeur,Pierre le Cruel, les reconnut mal. Al-êcranoj.qui lui avoit déplu par sonzèle contre ses moeurs déréglées,futobligé de se retirer à Avignon au-près de Clément VI, qui ( honorade la pourpre. Dès qu’il fut car-dinal, il se démît de son archevê-ché , disant qu ilseroit aujst blâmablede garder une épouse qu il ne pouvoitpas servir , que létoit le roi DonPèdre de quitter sa femme pour unemaitrcJse.Le pap elnnoeent VI l’ayantenvoyé légat en Italie , il la remitsous l'obéissance du saint-siége, 8cfit-revenir à Rome son successeurUrbain V. Ce pape lui ayant de-mandé un jour a quoi il avoit em-ployé les grandes sommes qu’il luiavoit fait-tenir pour la conquête del’Icalie ? le cardinal ne lui réponditqu’en lui faisant-amener un cha-riot chargé de clefs Lc de serrures.Voilà, lui dit-il, à quoi j'ai fait-ser-vir votre argent. Je vous ai rendu maî-tre de toutes les Villes dont vous voyt^