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pour célébrer une fète„ Alors , ra-massant plusieurs monceaux de boisqu’on avoir prépares pour les sacri-fices , elle y mit le feu , voulantbrûler à-la-fois, & le temple, &toutes les personnes qui croient de-dans. Lorfqu’clle vit le peuple ac-courir pour éteindre l’incendic &en punir les auteurs, elle sc tuaavec (es deux filles. Les Laccdé-nioniens, pour s'en venger , firent-jetter le corps de Dtmocrìta & deses filles hors de leurs frontières.
ALC1THOÉ, femme de ïltèbes,s’étant moquée des fêtes dc Bac-thus , 8c ayant travaillé & fait-tra-vailler sc s soeurs & ses servantes àla laine, pendant qu’on célébroitles Orgies , fut métamorphosée enchauve-souris, & ses toiles en feuil-les de vigne ou de lierre.
ALCMAN , un des plus ancienspoètes Grecs , & le premier qui aitfait des vers galans , mourut dc lamaladie pédiculaire. Athénée nous aconservé quelques petits fragmensde scs Poésies. II vivoitvers l’an671 avant J. C.
ALCMÈNE , fille d'ElcHrton roidc Mycène, & dc Ly strlice, ctoit fem-me à’Amphitryon roi dc Thèbcs.Etle n’avòit épousé ce prince , qu’àcondition qu’il ver.geroit la mortde son frere qui avoit/cté tué parItsTcléhcens. C’est pendant qu’Atrt-phitryon ctoit occupé à cette ex-pédition , que Jupiter, ayant pris lafgure & la voix dc ce prince , vinttrouver Alcmène , & la trompa defaçon qu’elle conçut de lui un se-cond fils, qnoiqu’elle ïùt déja en-ceinte d’un premier. Ainfi elle mitsu monde deux jumeaux dont l'una Ppellc Iphiclus étoit fils á’Amphi-tr yon , & l’autre appelle Hercule l’é-‘oit de Jupiter. Plante & Molière ontfait de cette aventure un sujet de
comédie.
f- ALCMÉON, fils i'Amphtaraiisà d'A: '.ryphile, trempa scs mains dans
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le sang de sa mere pour obéir à sonpere , & sot depuis tourmenté parles Furies. Voye\ Acajinas.
./!' ALCMÈON, philosophe &disciple <1 ePytkagcre, éto.t de Cro-tone. II est le premier qui a it dissè-que des animaux, dans le desseinde connoîtie la structure des par-ties qui les composent. C’est aussile premier qui ait écrit fur la phy-sique ; mais le tems n’a pas épargnéses ouvragés.
I. ALCGN, fameux tircur-d’arc,de Piste de Crète. Son fils ayant étésaisi par un horrible serpent qui l'e-tolissoir, il décocha une flèche avectant d’adresse qu’il tua le serpentsans blesser son fils.
II. ALCÛN , chirurgien , appellépar Pline , Medtcus vuinetnm, avoirfait un si grand gain dans (a profes-sion , qu’après avoir payé à l’em-peretir Claude une amende d’uii mil-lion de nos livres, il gagna peu (Tan-nées après une pareille somme. IIctoit très-expert dans l’art de trai-ter les hernies par l'ir.cilìon , Scdans celui de réduire les fractures.
ALCU1N , (Placeur Alhinius) dia-cre de l’église d'Yorck où il ensei-gnoit les sciences ecclésiastiques ,fut appellé en'France par Chn.le-metgne , qui le prit pour son maîtte.Le monarque écoutoit scs leçonsen disciple qui veut s’instruire , &permettoir qu ’Alcuin lui parlât avecliberté. Ce prince disoit quelque-fois en soupirant : Plût à Dieu nueje trouvaffe II hommes ttujft J (avantque Jérôme ct Augustin ? - Comment,(lui repôdoit Alcuin,) le Créateur duciel ct de la terre , JtSUS - CHRIST ,pour annoncer j'a gloire , n'a cu quedeux hommes de ce mérite , ct vousSire, vous osie\ en demander doutye \Quand il rendoit compte à Charle •magne de scs travaux pour l’cdu-cation , il lui disoit : Je ne donnepqs à tous , les trésiors que je poffede ;je les partage. Je frotte les l'tyres de
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