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1I.ALCJNGUS, pliílosoplie Pla-tonicien, auteur d’un Abrégé de laPhilosophie de son maître , traduiteu. latin par Marf.lc Ficin, & surle-quel Jacques Charpentier fit un bon ■Commentaire , Paris 1573, in-4*.
ALCION & ALCIONE, Voye\Alcyon L- Alcyone.
ALCION 1 US, ( Pierre ) Italien ,correcteur de rimprimerie d 'A/deMannce à Venise , sa patrie,& pro-fesseur en grec à Florence , est unde ceux qui illustrèrent le x vi e fic-elé. Clément PIJ, qui savoir protégén’ctan't encore que cardinal de Mé-dìcis , sappella auprès dq^lui dèsqu’il fut pape ; mais il perdit la pro-tection de ce pontife en embrassant3 e parti des Colonnes , ses ennemis.Toute fa ressource fut d’enfeigner ;tuais il en retira plus d'hòuneurque de profit , & il donna presqueses leçons per l’amor di Dio. II mou-rut en 1517, à l’âge de 40 ans.On a de lui un traité De exilio , Ve-nise 1521, in-4 0 , réimprimé parseins de Menchen fous le titre d’d-na/ecla de calamitate littcrcttcrtim ,Leipsick 1707, in-iî. Cet ouvragele fit - soupçonner d'avoir pillétout ce qu’il y avoir de bon dansle traité de Cicéron , x>í Gloria , donton a prétendu que le seul originalqui existât, étoit entre sej mains,
& qu'il l'avoit brûlé pour cacherson plagiat. Cette accusation estinjuste. Le livre de l’Exil est un dia-logue fait à Limitation de ceux deCicéron-, mais n'est pas du stylo deCicéron , quoique celui d ’Alcionittssoit pur & agréable, II y a quelquechose de trop recherché pour un«jialogue familier, & on n’y trouvepas ce beau naturel, cette éloquen-ce douce des ouvrages philosophi-ques de l ocateur Romain. Ce n'estproprement qu’un éloge emphati-que de l’exil, ou du moins une dé-clamation pour prouver que l’exiln’est pas un mal. On a dit, je- trois,
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la même chose de la fièvre ; mai*de telles consolations ne valent pasle quinquina & la liberté. Alcioniussçavoit du grec & du latin ; maisil étoit caustique & mordant : ca-ractère qui l'empécbti de s’avancer.Joignez à cela un amour-propremal-rcglé, qui ne trouvoit de bienfait que ce qui venoit de lui-mê-me. On a encore de lui : AriftotelisOpéra varia , latine , Venise 1521,in-sol. Certe traduction de iv ou-vrages A’Aristote est rare de cetteédition; parce que Fauteur, piquédes critiques qu’on en fit, achetatous les exemplaires qu’il put trou-ver Sc les jetta au feu. Cependantsa version est écrite avec élégance,mais on y deíìre la fidélité.
ALC 1 PHRON , célèbre philoso-phe de Magnésie, du teins á'Alexan-dre le Grand , ne doit pas être con-fondu avec un autre AtciruHON ,auteur Orec, dont nous avons quel-ques F.pitres, Leipíìclc 1715, in 8°:l’époquc de celui-ci est inconnue.
I. ALC 1 PE,fille de Mars, qu’Ua-lyrothìus enleva. Mars, pour vengerla fille , tua le ravisseur ; & ce futpour ce meurtfe qu’il fut cité de-vant un conseil composé de douzeDieux. Le lieu où ce jugement serendit, se nomma depuis AréopageOU Champ de Mars .
II. ALCIPPE , Lacédémonien ,fut exilé tic fa patrie par la cabalede quelques envieux, qui l’accusé-rent de vouloir renverser la consti-tution de la république. Sa femmeDemocrita , qui avoir dessein de lesuivre, en sut empêchée par le ma-gistrat, qui fit-vendre ses biens. 11lui ôta le moyen de marier z fillesqu’elle avoir, de peur qu’elles nedonnassent la vie à des enfans quipussent un jour venger fourrage saieà leur aïeul. Dímocrita , outrée dedésespoir, épia le tems où les fem-mes les plus considérables de laville étoien.t dans un petit temple
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