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Tome Ier.
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blit & l’envoyr Pcgar en Allema-gne. II mourut à Salon , ville deson diocèse , en 1450. Ce cardinalavoir les vertus d’un évêque & lestalens d’un négociateur.

II. ALEMAN,(Louis-Augustin)avocat de Grenoble fa patrie , neen 1653 , sit-imprimer en i6qo le;Remarques posthumes de Vaugelas,augmenttes d’une préfacé & de quel-ques observations souvent peu jus-tes. On a rie lui 2 vol. d’un Aí-jj/h fiorique de l'Eunpe , fur le plan riuMenu c Sc du Juurnal des Sçavctns ,& quelques autres ouvrages.

ALEMBERT, (Jeanle Rond d’)de l’academie françoife , des acadé-mies des sciences de l’aris, ric Ber-lin , de Pctersbourg , de la foc étéroyal? de Londres , Scc. Scc. naquitá Paris le 16 Novembre 1717. Cçfut d’abord un malheureux enfantfans parons , fans berceau , Si quine dut le bonheur de vivre qu’atixapparences d’une mort prochaineSi à I humanité d’un officier public.On lui donna pour nourrice la fem-me d’un vitrier , qui dès-lors con-çut pour lui la tendraífe la plusaffectueuse. Cet enfant infortunése montra, bien-tôt un de ces gé-nies précoces, qui n'attcnicnt pointla maturité de l’àge pour montrerçe qu’ils seront un jour. II n’avoitque dix ans, quand son maître depension déclara qti'il n’avoit plusrien à lui apprendre , & qu’il fiil-loit le mettre au collège , où il pou-voit entrer en seconde. 11 achevadonc ses études au collège Mayxrin,avec la plus grande distinction. Celut en philosophie que son pen-chant pour les mathématiques se dé-clara. Pour lui assurer un peu defortune, on lui fit-effayer du droitSc de la médecine ; mais il revintbien tôt à son goût dominant. T. es-jeune encore . il remporta le prixproposé p.ir l’académie de Berlin ,dont j? sujet étojt la cause générale

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des Vents. Cette compagnie, plei-nement satisfaite de l'ouvrage , nese contenta pas de couronner fau-teur ; elle l’clut académicien fansscrut n Sc par acclamation. Dar.s cemêmc-iems , ['Alexandre du Nord,après avoir gagné trois bataillescontre les Autrichiens , venoitde terminer ses campagnes par unepaix glorieuse. D’Alcmbut profi-ta de cette heureuse circonstance ,pour dédier son ouvrage au roi dePrusse , par ces trois vers latins :

Hetc ego de Ventis , dum ventorumocyor. alls

Valantes agit Aujlriacos Fndcricus,& orhi

Injignis lauro , ramum prétenditoliva.

Flatté de cette dédicace, Frédéric leremercia par une lettre obligeante,lui donna dans la fuite une pensionde 1100 liv. & lui offrit la placede président de l’academie de Ber-lin , occupée ci-devant par Maupcr-tuis : mais le philosophe François larefusa par attachement pour les amis& pour son pays, Sc fur-tout parla considération qu’nn homme-de-lettres honoré dans fa patrie, gagnerarement à se déplacer. D'Alcmbcrtécoic en esser regardé en Francecomme l'un des premiers écrivainsde la nation. 11 dut principalementcette réputation à son Discours pré-liminaire de Y Encyclopédie. II avoirentrepris en 1750 cet ouvrage,donton a dit tant de bien Sc tant de mal,avec M. Diderot son ami, Sc ungrand nombre d’autres sçavans. Cefut lui qui fe chargea du vestibulede ce vaste édifice ; Sc au lieu d’untas de lieux-communs, dont lesau-teurs médiocres ornent leurs pré-faces, il fit un Discours éloquent,où il réunit la force Sc l’elégunce ,le fçavoir Sc Pagrémeiit, le don debien penser , Sc le talent de bici)écrit? la généalogie que l'auteut y