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fait des connoissances humaines ,est l'gpeiieure i tout ce qu’on avoirvu jusqu'alors en ce genre ; & l’é-quitequi dirige íes jugemens fur lesécrivains qui ont contribué à la per-fection des sciences , est digne d’unphilosophe impartial. On n’a pasmoins apnlaudi aux articles de Ma-thématique dont il enrichit YEncy-clopidie, St à quelques articles d’Hif-toire & de belles-Lettres. Si toutl'ouvrage avoir été composé dansce goût, ce Dictionnaire n’auroitpas essuyé tant de critiques Sc detraverses. Ce qui lui mérita sur-tout l’éloge de- Voltaire 8c des gens-de goùc , c’est que son style esttoujours conforme à son sujet, &que dans les matières de Physique,il ne prend point la diction & lesimages de la poésie. D’Alcmbcrtrecueillit de nouveaux fruits del’estime qu’il avoir inspirée. Dansun voyage qu’il fit áWeí'cI.où leroi de Prusse l’appelln après la paixde 1763 , ce prince lui fauta au coû& l'embrassa tendrement. La pre-mière question qu’il lui fit, fut celle-ci : Les Mathématiques four nijsent-cllesquelque méthode pour calcuUr les pro-babilités en politique ? La réponse dugéomètre iut,qu’i/ neconnoijsoit point<le méthode pour cet objet ; mais quer il en existait quelqu une , elle venaitd être rendue inutile par le héros quilui faisait cette que/l on. En effet ilav.oit résisté > contre toute vraisem-blance , à l'Europe liguée pour lecombattre. L’impératrice de Rusiìe ,non-moins sensible au mérite duPhilosophe de Paris .lui avoir pro-posé à la fin de Vannée précéd. cU seoharger de l’cducation du grand-siuc de Russie , son fils, fit elle avoirattaché à cette place cent mille liv.de rente Sc des avantages considé-rables, D'Aismbcrt, quoique vive-ment touché de l'honn-'nr qu’on luifaisoit, refusa cet emploi si importâtLr si. dclicat, L’impetatrtcc insista.
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Sr le pressa de nouveau . par unelettre écrite de sa mains mais cetteseconde tentative tut encore inutile,8c d ÀUmbert demeura dans fa pa-trie. C est à l’occasion de ce refusqu un jeune-homme parodia ces 4vers deja connus, mais donc l’appli-cation parut heureuse :
“ E ft~ ce « vou * d'écouter Vambitionfuneste ,
" lu sois des faux biens dont on
est captivé?
>> Un instant les détruit ; mais L»segeste reste :
» Voili le seul trésor , & vous l’ave {trouvé . >»
Les marques de considération dontnous venons de parler; une corres-pondance suivie avec Voltaire & leroi de Prusse , qui l’honora jusqu’àla fin de ses jours d’un grand nombrede lettres pleines d'esprit, d'intérêtSc de raison ; ses rapports avec plu-sieurs personnes très-distinguées parleur rang, & sur tout avec les étran-gers célèbres qui venoient à Paris ;ton influence dans l’académie dessciences, Sc surtout dans l’aca démisfrançoise dont il étoit secrétaire de-puis la mou de Duclos , (Vcy. Vau.Molière. ) tout concourut à fairejouer à d Alembert un rôle vraimentimportant. On a prétendu qu’il avoitconservé ce rôle par la souplesseSc l’adressc. Ses ennemis l’appel-loicnt le Ma\arin de la littérature \mais >1 est croyable qu’il dut moinsson empire littéraire au manègequ’on lui reptochoit, qu’à l’estimequ’il inspiroit. L’amoiir de la vérité,le zèle pour les progrès des sciences8c pour 1a défense des droits deshommes,formoient le fonds de foucaractère. Une probité exacte, undésintéressement noble Sc fans faste,une bienfaisance éclairée , furentses principales vertus. Le plaisir d'o-bliger étoit une espèce de besoin,pour lui. Plusieurs jeunes-gens quiannonçoient des talens pour les,
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