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Tome Ier.
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t 28 ALE

lui dire que pJufieurs de ses soldatsavoient complote de prendre 8c degarder pour eux , ce qu'ils trouve-raient de meilleur dans les dépouil-les des Perses : Tant mieux , 'ht-il !c cji une preuve qu’ils ont envie de febien battre... Un jour , en regardantarriver des mulets chargés d’argentqu’on lui envoyott , il epperçut undes conducteurs,dont l'ammai etoitmort en chemin , s'avancer avecpeine fous le poids d’un sac qu'ilapportoit sur son dos: il lui fit pré-sent! du sac. Une autre fois , s’étantarrêté un peu derrière fa troupe aumilieu d’une marche dans une mon-tagne couverte de neige , il ren-contra un simple soldat , à qui lefroid St la fatigue a voient fait-per-dre com: oisiance : il le prit dansses bras, le rapporta iui-même dansl’endroitoù les autres l’attendoientavec du feu, & ne le quitta pointqu'il ne l’eùt vu parfaitement réta-bli... [t] L’idéc qu'Alexandre laissade lui á la postérité étoit fi grande ,que plusieurs princes , emr’auiresCaracaUa , n’étoient jamais aussiflattés que lorsque leurs courtisansleur difoieat qu’ils reffêmbloient

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au conquérant Macédonien. Le sqa.vant Jésuite , André Schott , a re-cueilli les noms des tois qui onteu la manie d’avoir quelque reffem -blance avec lui , & a détaillé lesextravagances que cette folie leura fait-faire. Mats ce qui paroîtranon moins extraordinaire , c'estque les Chrétiens d’Asic portoientfur eux , du tems de St Jean Chry-svftíme , des médailles A'Alexandre,comme des préservatifs contre lespérils & les maladies.Quelques-unsmêmes de ces Chrétiens avoientdes médailles, où l’on voyoit d’uncôté la tête á'A'exindtc , 8c del’autre le nom de Izsvs- Christ...

Voy. les art. A’ Arrirs 8 c Quinte-Cvrce. Voy. aussi ceux de Ada, deCratère, Causthènf.s , Ephes-tion Dinocrate , Mandane ,Parmenion , Phocion , dans ceDictionnaire ; 8c l’Histoir: élégante& bien écrite du siécle d.'Alexandre,par Wl.Linguet, édition de 1769.

II. ALEXANDRE , tyran dePhérées dans la Thessalie, vaincupar Pélopidas , général des Thé-bains , Pan 564 avant J. C., fut as-sassiné quelques années après par

[*] Juflin a fait un parallèle S Alexandre & de Philippe, qui mérite d’êtreplace à la fuite du portrait de ce conquérant. « Alexandre eut de plus grands„ vices 8c dé plus grandes vertus que Philippe. Tous deux triomphèrent de,, leurs ennemis,mais diversement: L’un employois la force ouverte, l’au-51 tre l’artifice. L’un se félicitoit quand il avoir trompé ses ennemis ; l’autre,» quand il ies avoir mis en dérou te.Philippe avoir plus de politique, Alexan-n dre plus de grandeur. Le pere fçavoit dissimuler fa colère , & quelquefois„ même la surmonter ; le fils ne connoissoit dans ses vengeances ni délais,>, ni bornes. Tous deux aimoienttrop le vin : mais l’ivresse produifoit fur» eux de différens effets : Philippe , au sortir .du repas, alloit chercher le„ péril 8c s’y exposoit témérairement ; Alexandre tournois fa fureur contre„ ses propres siqets. Aussi l’un revint souvent du champ dé bataille, couvert-, de hlesiurrS ; l’autre se leva de table souillé du sang doses amis. Ceux de,, Philippe n’étoìent pas admis á partager son pouvoir ; les amis A'Alexandre», sentoient le poids d» fa domination. Le pere vonlo't être aimé , Je fils» craint. Tous deux cultivèrent les lettres ; mais Philippe par politique ,„ Alexandre par goût. Le premier affectoit plus de modération avec ses en-„ netnis ; l’autre en avoit réellement davantage , 8c mettoit dans fa clémen-„ ce plus de grâce & de bonne-foi. Celui-ci étoit plus porté à la débauche,n celui-là à la témpérance. C’est avec ces qualités diverses, que le peren jetta les fondemens de t’empire du mondé , ÔC que le fils eut la gloirey d’acttever ce grand ouvrage,,,

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