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Tome Ier.
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parlons encore dans un article sé-paré , d’an prétendu prophète nom-mé Alexandre d’ Abonotique, quenous placerons à la sin de tous lesAlexandres , pour ne pas dérangerles N°‘ de sédition précédente.

■ V. ALEXANDRE-POLYHIS-

TOR, né à Milet fan 85 avantJ. C., écrivit 42 Traitédi Gram-maire, de Philosophie & $ Histoire ,dont nous n’avons plus que quel-ques fragmens dans Athénée , Plu-tarqtte , Kusebe Sc Pline.

VI. [ALEXANDRE - SÉVÉRE ,

( Marcus Aurelius Severus Atexandcr)fils áciGencsint Marcianus 8cde Mam-méc, né à Arco en Phénicie l’an 208,fut adopte par Hélìogabalc , qui lui

donna le notn d’Alexandre. Cet em-pereur fâché que le jeune Césarne copiât pas toutes ses extrava-gances , forma le dessein de luiòter la vie ; mais connoissant l’a-mour des soldats pour Alexandre ,il n’osa pas en venir à l'exécution.Alexandre, proclamé Auguste Sc Em-pereurVan 222 , après la mort tra-gique d ’ Hélìogabalc, retrancha tousles abus du règne précédent. La fé-licité de scsjjeuples fut son princi-pal objet. II passoit les jours entredes sçavans 8c des amis éclairés ,pours’instruireavecles uns,8c con-sulter les autres. 11 vivoit avecceux-ci en égal ; il les vifìtoit dansleurs maladies ; il prévenoit leursbesoins. Pourquoi ne me demande[-veus rien , leur difoit-il è Aime^-vousmieux vous plaindre en Jécret , que dem avoir obligation ? Un de ses pre-miers soins fut de pourvoir aux né-cessités des soldats. Us ne craignentpoint leurs chefs , disolt-il , s’ils nefont bien vêtus , bien nourris , & s’ilsu ont quelque argent dans leur bourse,U orna Rome de nouvelles écoles,pour les beaux-aris 8c les sciences.11 payoit non-sculement les pro-fesseurs qui les em-ignoient, maisencore les pauvres écoliers qui

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avoient du goût pour l’etude. Udonnoit un logement dans son pa-lais aux gens-de lettres distingue*.Maiss’il sçut récompenser, il sçueaussi punir à propos. Un certain T«-rinus , vendant le crédit qu’il avoirauprès de l’empereur, à ses proté-gés ; Alexandre ordonna qu’il fûtlié â un poteau , & qu’on allumâtautour de lui du loin 8c du boisverd, tandis qu’un hérautctieroit :Le vendeur de fumée est puni parla fu-mée... A son avènement, le palaisimpérial ètoit un gouffre où s’en-gloutissoient tous les revenus del’einpire. 11 y avoit beaucoup decharges inutiles , il les supprima. IIne garda, pour le set vice journa-lier que les personnes nécessaires.Le luxe des équipages 8c sor-touccelui des tables, furent proscrits.On ne fervoit fur celle d ’Alexandre-Sévcre, les jours de cérémonies ,que deux faisans 8c deux poulardes.La majesté de P Empire fe soutient ,difoit-il, par la vertu , & non par unevaine ostentation. II ne souffrit ja-mais que les offices qui donnoientun certain pouvoir de faire le bienou le mal , fussent vendus. C’estune nécessité , difoit-il , que celui quiachète en gros , vende en détail. Pourfaire un bon choix des personnesdestinées aux emplois publics, illes annonçoit avant que de les ynommer ; tous les particuliers pou-voient dire alors cequ’ils sçavoientpour 8c contre eux. Quand les ma-gistrats étoientnommés, il leur ac-cordent toutes sortes d’honneurs ,s’ils en étoient dignes , jusqu’à lesfaire-monter avec lui dans fa litière.Son amour pour la justice lui fai-soit-répérer souvent cette maximequ’il avoit apprise des Chrétiens :Ne faites point à autrui, ce que vous• ne voudric\ pas qu’il vous fit ; 8c Ula fit-écriro en gros caractères sorles murs de son palais. Son goûtpour la religion Chrétienne , alla