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Tome Ier.
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jusqu’à donner un cdit en faveurde ceux qui la profeíloienr.On trou-ve dans ce refcrit cette maxime :Ou ’il est pl U s important que Dieu fuitadoré, de quelque façon que ce soit ,qu il ne l'ejl que des Ncgocians aientplutôt un lieu qu un autre ponr ta fa-cilité de leur commerce. C’étoit àl’occasion d’une place destinée àune Eglise,que les Païens vouloientenlever aux Chrétiens, qu'Alexan-dre rendit cet arrêt en faveur deceux-ci. ( Voyei xvin. Alexan-dre. ) En 228 , Artaxercés , roi desPerses, forma le hardi projet d’en-lever aux Romains tout ce qu’ílspossédoient en Asie. 11 entra furleurs terres, ravagea la Mésopota-mie , & pénétra jufqu’à la frontiè-re de la Syrie. Alexandre , informéde cette irruption , essaya d'abordla voie de la négociation ; músAr-taxercès continuant ses ravages ,1 empereur partit de Rome pour luialler faire la guerre en personne.Eorsqu’il fut arrivé à Antioche , iltâcha encore de porter le roi dePerse à des fentimensde paix. Ar-taxerch, au lieu de s’y prêter, luienvoya 400 Persans d’une figureimposante & magnifiquement ar-més , pour le sommer de se retireravec ses troupes de toute l’Asie ,jnfqu’au Pont Euxin & à la MerEgée. Alexandre , qu’une telle in-solence indigna, fit-dépouilîer cesprétendus ambassadeurs , 8c les en-voya esclaves dans la Phrygie. Ce-pendant il exerçoit ses troupes fansíelâche ; 8c fa vigueur pour le main-tien de la discipline, ayant fait ré-volter une des légions de l'Egypte ,il fçue la réprimer par fa fermeté.Ces soldats mutinés , s’avancentavec de grands cris 8c les armeshautes , comme pour le menacer dele tuer. C’tft contre les ennemis, leurdit-il , que vous deve\ tourner vosclameurs , mon contre votre Empereurqui prend foin dc vous nourrir & de

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VOUS entretenir. Leurs cris redou-blant avec leur audace : Cesses, leurdit encore Alexandre , de me mena-cer , ferve^-vous de Ces armes contreles Perses , non contre moi. En metuant , vous ne vous déférés q.e d'unhomme, <S* la république trouvera bien-tôt des vengeurs pour vous punir. En-fin , voyant qu'ils continuoient des’avancer, il leur cria d'un ton ferme& anime : Citoyens , quitte^ vos ar-mes & retires - vous. A ce mot deCitoyens que César avoit employési utilement dans une semblableconjoncture, ils s’arrêcérent toutinterdits , quittèrent leurs armes 8cleurs habits militaires, 8c fe disper-sèrent dans la ville. Mais un moisaprès, Alexandre, touché de leur re-pentir , les rétablit dans leurs fonc-tions militaires,8c le contenta d’enpunir de mort les tribuns qui avoiëtoccasionné la révolte par leur né-gligence de la discipline. Certe mê-me légion se distingua peu de joursaprès fur routes les autres contreles Perses dans une bataille , queles Romains gagnèrent fur eux l'an231. Alexandre fe comporta danscette glorieuse journée en soldat ,autant qu’en capitaine, se montrantpar-tout, 8c animant les troupespar son exemple. Ai taxercès, quoi-que supérieur en nombre , fut obli-gé de prendre la fuite. 11 laissa surla place dix mille de ses meilleurscavaliers, une grande partie de soninfanterie 8c 5 00 elephans. Le vain-queur ayant distribue le butin auxsoldats 6c aux officiers , revint àRome où il fut salué du nom dePerfiq'uc. Pendant la pompe de sontriomphe ; le peuple ne cessoir decrier : « Rome n'a rien à craindre ,>, puisqu elle a son Alexandre, » Onapprit alors, que les Germains ra-vageoierit l’IUyrie Sc les Gaules.Alexandre marche contre eux , mal-gré le présage d’une femme Druide,qui lui cria , dit - oh, fur la route c