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Tome Ier.
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de la bière ne l’empêcha ' pas defaire du bien à ses parens , qu’ilavoir d’abord tenus éloignés de Ro-me, II fit plus; il les dédommageapleinement de cette espèce d'exil.Son premier désintéressement étoitl’objet d’une Epitre , que le cardi-nal Pallavicini lui avoit adressée ála tète de son Hifioire du Concile deTrente ; mais comme le pape chan-gea de conduite , le panégyriste ,sentant le ridicule de son Epitre ,fut obligé de sa supprimer, u 11 s’oc-» cupa , ( dit le continuateur deMêlerai, ) » de tout ce qui avoit du» faste & de l'éclat , s'étant fait -» faire des habits , des meubles St» des équipages magnifiques. On» dit de lui , qu’/7 étoit petit dans» Us plus grandes choses , 6* grand>» dans les plus petites. u

XIV. ALEXANDRE VIII,(MarcOttuhoni) naquit le 10 Avril t6ioá Venise, du grand-chancelier dela république. Ottuhoni , étudia d’a-bord à Padoue , & ensuite à Romeoù il fit-éclater son génie pour lesaffaires ecclésiastiques. II fut suc-cessivement évêque de Bresse & deFrescati, puis cardinal. II fut clevéfur la chaire de S. Pierre le 6 Octo-bre 1689 , après la mort á'InnocentXI. Louis XIV, qui avoit eu desdémêlés avec son prédécesseur, luirendit Avignon. Mais ce pape n’enpublia pas moins une Bulle contreles quatre articles de l’Assemblée duclergé de France de l’année i6Sî ,& continua de refuser des bullesaux prélats qui avoient été de cetteassemblée. II étoit presque au lit dela mort ; & ayant faic-assembler lescardinaux autour de lui , il pro-nonça un discours latin qui com-mëçoit par ces mots -.Dcficiunt vires ,sednon ar.imus , dans lequel il ex-posoit les raisons qu’il avoit estesde publier fa bulle. Cette publica-tion auroit peut-être aigri de nou-veau les esprits ; mais Alexandre

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étantmort le premier Février 1691dans la quatre-vingt-deuxiéme an-née de son âge , on ne fit guéresd’attention à cette nouvelle tenta-tive de la cour de Rome. Ce pon-tife avoit secouru l’empereur Léo-poldl St les Vénitiens par de gran-des sommes , pour combattre plusavantageusement les Turcs. Le Né-potisme domina beaucoup sous sonpontificat. II rétablit en faveur deses parens, la plupart des dignitésqu’Innocent XI avoit abolies. 11 futmoins désintéressé que ce pontife,mais il eut des qualités que Vautren’avoit pas -, l’activité, la pruden-ce , la politique St la modération.11 ne répandit pas moins de bien-faits fur les pauvres, que fur sesparens.

XV. ALEXANDRE de Mim-as , premier duc de Florence en1530, étoit fils-naturel de Laurentde Mídicis , surnommé le jeune , Stneveu du pape Clément Vil. 11 dutson élévation aux intrigues de sononcle, 8c aux armes de Charles Q.Ce prince s’etant rendu maître deFlorence, après un liège opiniâtre,disposa de la souveraineté de cetteville en sa faveur , St lui donna en-suite Marguerite d'Autriche , sa fille-naturelle , en mariage. Suivant lacapitulation accordée aux Floren-tins , le nouveau duc nedevoit êtrequ’un doge héréditaire. Son auto-rité étoit tempérée par des con-seils , qui leur laiífoient au moinsun simulacre de leur ancienne li-berté. Mais Alexandre , qui se sen-toit étayé par l’empereur St par lepape, ne fut pas plutôt installé ,qu’il gouverna en tyran, ue con-noissant d’autre règle que ses ca-prices : livré d’ailleurs aux passionsles plus brutales ; se faisant un jeude déshonorer les familles , St devioler même l’asyle des cloîtrespour satisfaire fa lubricité. Parmi.