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les confidens de ses débauches,étoit Laurent de Médici », un de sesp arens. Ce jeune homme, âgé seu-lement de 11 ans , à l’instigation dePhilippe Stroni , zélé républicain ,conçut le projet d« délivrer fa pa-trie de l'oppression , en assassinantAlexandre. Du moment qn’il s’étoitattaché a lui, il n’avoit cherché àgagner fa confiance, que pour sefaciliter les moyens de lui ôter lavie. II s'ccoula un assez long espacede tems , fans qti’il pût trouver uneoccasion telle qu’il la desiroit. En-fin , fous prétexte de ménager auduc un tète à-táte avec une femmedont il étoit fort amoureux, ilparvint à l’attirer seul & sans fuitedans fa chambre pendant la nuit ,ie sit-mettre fous son lit ; & fei-gnant de sortir pour lui arpenerl'objet de sa passion , il ne rentradans la chambre que pour le poi-gnarder , aidé d’un scélérat de pro-fession, le seul homme auquel ileût fait part de son dessein. Cettecruelle scène se passa la nuit du 5au 6 Janvier 1557. Alexandre n’é-toit âgé que de 16 ans. Sa mort nerendit point aux Florentins la li-berté qu’ils rcclamoient, & le cri-me de Laurent leur devint inutile.Le parti des Médicis prévalut, ScCo/me succéda à Alexandre. II estVrai que son gouvernement sut aussijuste Sc aussi modéré , que celui deson prédécesseur avoit cté violent& tyrannique. Quant à Laurent deMéiicis , il s’enfuit à Venise, au-près de quelques chefs desmécon-tens de Florence , qui y étoient ré-fugiés -, mais ne s'y croyant pas enfureté , il passa à Constantinople ,d’où il revint au bout de quelquetems â Venise. I! y vivoit dans lasécurité , lorsqu il fut aílassiné en1Ç47 , dix ans après le meurtred ’ Alexandre , par deux soldats, dontl’un avoit été autrefois parmi lesgardes du duc j 8t ces deux soldats
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eurent la générosité de refuser unesomme considérable , qui dévoieerre le prix de sa tête.
XVI. ALEX AN DRE FARNESE,duc de Parme, arriére-petit-fils dupape Paul III . & fi | s d . une fi„e.naturelle de l’empereur Charles-Qttint , eut un rang distingué parmiles grands capitaines du xvi* siécle.Sa valeur à la bataille de Lcpante ,& au siège d’Anvers qu’il prit enfaisant une digue sur l’Escaut, luifit beaucoup de réputation ; maisson courage ni ses conseils ne purentrendre la Hollande à l’Espagne. Uavoit succédé en 1578 á D. Juand’Autriche dans le gouvernementdes Pays-Bas. Lorsque Henri IVvoulut conquérir son royaume Phi-lippe 11 , qui croyoit pouvoir l’enempêcher, envoya le duc de Parmeà Paris avec une armée considéra-ble. 11 secourut les Parisiens contreleur roi-, mais Henri IV l'obligeade rentrer en Flandres. Alexandres'étant présenté une seconde soisen France , lorsque Henri ZF'assié-geoit Rouen , il fut encore obligéd’en sortir.Uneblessurequ'il reçutà ce siège , fut la cause de sa mort,arrivée le 2 Décembrex 592, à Arrasoù il s’étoit retiré.
XVII. ALEXANDRE FARNÈ-SE, cardinal distingué par ses lu-mières & ses vertus, né en 1520,mort en 1589 , étoit fils aîné dePierre-Louis Farncfie duc de Parme& oncle du précédent. Clément Villui donna l’évêché de Parme, quoi-qu’il n’eût que 14 ans. 11 eut succes-sivement divers autres évêchés, &devint doyen du sacré collège.Charles-Quint disoit, que fit tous Usmembret avoient reffembléi Farncse,ç’aurott été Fajfembléc du monde laplus auguste... Paul III, son aieul pa-ternel, qui l'avoit honoré de lapourpre en 1534, l'employa dansdifférentes légations , en France ,en Allemagne 5c dans les Pays-Bas ;