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la couronne. Sès soupçons l’obligé-renc de dissimuler, St de taire untraité avec farinée cfoisce , par le-quel il promenoir de la secourir parterre Sc par mer. Les Latins disentqu’il l’observa mal , & les Grecssoutiennent au contraire qu’il enremplit toutes les conditions avecune ponctualitc, que les Croises ,disent-ils , ne méritoient pas. II estfur qu'il ì'e présenta pour les se-courir au iiege d’Antioche ; maisil n’est pas moins vrai qu’il se retira,lorsqu’tl vit que íes troupes ris-quoicnr d’étre battues. LesFrançoisfurenr indignés de cette retraite ;mais il les gagna ensuite en ra -chetant leurs prisonniers , & en lesrecevant avec magnificence lors-qu’ils revinrent à Constantinople.
' Bc'cmond fut le seul qui voulut res-ter en guerre avec lui : mais il entriompha bientôt par un traité depaix. II pacifia aussi son empire entraitant avec les Turcs, & mouruten i n 8, âgé de 70 ans. Maimbonrg ,dans ses Amplifications hìjloriques , aprodigué à ce prince les injures lesplus atroces. Sa fille Anne lui a don-né les doges les plus outrés, dansY Histoire qu’elle'accritede fou pi re.11 y a un milieu à tenir entie !e pa-négyrique & la satyre. O11 ne peutque louer Alexis de sa sobriété, desa douceur , de sa clémence , de sonamour pour les lettres , de fort jf-fabiliré envers le peuple ; mais ondoit le blâmer d'avoir ttop songéà ragrandissement de sa famille ; d ’a-voir peu respecté le droit de pro-priété , & de 5'être décidé souventsans consulter le sénat. Quant aureproche d’avoir sollicité sous mainles Mahométans contre les Chré-tiens , après s’òtre uni avec ceux-ci , la plupart des historiens le re-jettent comme un faux bruit. 1ht r -mi les traits de clémence qu ota citede lui, nous ne nous arrêterons qu’aceux-ci. 11 avoir soutenu contre les
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Scythes une guerre cruelle, qui fianir par une bataille sanglante. Fou-te Tannée des Scythes y périt, lansexcepter les femmes & les er.tans;à la réserve d’un astez grand nom-bre de prisonniers , que leurs bles-sures avaient mis hors d'etat defuir. Sur le soir , byncfius , l’un desès officiers , alla solliciter l’cmpe-rcur de les taire tous mourir , depeur que la vengeance 11e les por-tât á quelque révolte. Alexis , leregardant d’un œil scvère ,lut dit:Les Scythes , pour être Scythes , ces-sent-il s d'être hommes ? Et pour avoirété nos ennemis , font-iîs indignes denotre compassion ! Je ne fçais commentvous av tq pu concevoir une idée aufftcruelle , & me la proposer . II ordon-na seulement qn’on les désarmât.Cependant vers le milieu de la nuit,leS soldats Grecs se jettérent sorles captifs & les passèrent tousaufil de l’épée. Alexis l’ayant appris,manda Synefms , St lui dit avec ai-greur : Ce maffacre , capable de medéshonorer parmi les nations étrangè-res , est L ouvrage de votre cruauté . ÍIle fit ensuite charger de chaînes ,& il sautoir puni avec plus de ri-gueur , fi ses parens St ses amisn’eussent intercédé pour lui.. Deuxofficiers, nommés, irébe & Umpcr-topulc , furent convaincus d’avoirvoulu attenter á la vie de l’cmpe-reur ; cependant Alexis ne ies traitapas suivant les lotx , qui punissentde mort des crimes de cette natu-re ; il (e contenta de les exiler , Scde confisquer leurs biens... Jean ,son neveu .gouverneur de Duras,Fur accusé de tramer une révolte;Aíéxis le manda , St touché de l’in-dignation qu’il montra de ’so voirsoupçonne , il nfc vodlut plus en-tendre de dépositions ,"*•& il la ren-voya dans son gouvernement. Lesboutes qu’il avoir estes pour Gré-goire , fils de Grabas , gouverneurde Trébisonde, n’empêchérent pas
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