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Mart-AurìU Pan I74 de J. C. L’ac-cueil que lui lit ce prince philo-sophe , lui acquit la confiance descourtisans & du peuple. On le ré-véra comme le dispensateur de l’im-mortalité , parce qu’il promettoicde prolonger la vie jusqu’au-delàdu terme ordinaire. 11 prédit quelui - même vivroit cent cinquanteans, & qu’alors ilseroit frappé d’uncoup de foudre. 11 étoit de son in-térêt de faire-croire qu’il mourroitpar un accident, pour ne pas dé-crier les promesses qu’il faifoit auxautres de perpétuer leur existence,
& de corriger les vices de la na-ture. Ses prédictions surent dé-menties par l’événement ; il mou-rut d'un ulcère à la jambe, à l’àge de70 ans. Coccimas , son compagnond’imposture , étoit mort quelquesannées avant lui de la morsured'un vipère.
ALEXANDRE d’iMOtA, Voye^Tartagni,
ALEXANDRI, Voy. Alexan-dre , n° xxvii.
ALEXANDR1NI de Nevstain,(Jules) né à Trente , médecin deMaximilien II, reçut des bienfaitsconsidérables de cet empereur , quilui permit de les transmettre à sesenfans, quoiqu’ils ne fussent paslégitimes. 11 mourut dans fa patriel’an 1 jpo.àl’àge de 84 ans. Alcxan -drini a écrit en vers & en prosedivers ouvrages , quifont-voir quefa doctrine étoit solide & univer-selle. l.Pe Mcdicina & Medico , Ti-guri 1 ç 5 7 , in-4”. II. Salubrium , ouOt Sanitate tuenda, lìbri -V.V r/r , Co»loni-e 1575 , in fol. 111. Padotro-pbia, Tiguri 1559. ita -1 S° : cet ou-vrage est en vers ; &c. &c.
I. ALEXIS, poète comiqueGrec, oncle de Mtnandre , floriffoitdu teins d’ Alexandre le Grand , versl’an 363 av. J. C. On trouve desfrsgmens de ce poète dans Fttuslisji-
ALE M*
morum Gnzcorufíi Bucolha Gnoinica ,
&C. Crispin , 15 70 in-i6.
ALEXIS, nom d’un Saintcélébré par Mltaphrajle. On dit quec’est le même que S. Jean Cait -BíTE. ( V’iyci son article. ) Ce sontdumoins a-peu-près les mêmes fait*dans les vies de ces deux Saints >
& ces faits font assez extraordi-naires. Consultez la Vu des Saintsde Baille t, au 15 Janvier.
M. ALEXIS Aristene, diacrede Régisse de Constantinople, setrouva au concile de cette ville, dePan 1166. On a de lui des Notes surun recueil de Canons, qui font im-primées dans les Pandtâes des Ca-nons de Bcveridge.
IV. ALEXIS!"Comnenk, na-quit à Constantinople l’an 1048 ,de hm Comnène , frété de l'emper.Isaac Çomntne. Ayant reçu une ex-cellente éducation , il fit de grandsprogrès dans l’état militaire, &. futregardé comme un héros dans fajeunesse. Nommé général contre lesTurcs avec son frere Isaac , il lesengagea à faire alliance avec PEmpi-re. 11 se distingua par plusieurs ac-tions de valeur , avant que de mon-ter fur le trône de C. P. qu’il usur-pa sur N icéphore Botonìate, aprèsl’avoir cloîtré en 10S1. Proclaméempereur par les troupes , il battitles Turcs , & les força à faire lapaix. Aptes ceue expédition contreles Musulmans, il fut obligé de sedéfendre contre Robert Gnischard,qui le défit d’abord , & sur lequelensuite il remporta deux victoires.Cette guerre fut suivie d’une irrup-tion des Scythes, qu’il tailla en piè-ces dans une bataille générale. Peude tems après , il vit arriver dansses états une multitude innombra-ble de Croisés , qui l’allarmérentbeaucoup. 11 craignit que Boémonifils de Guìschard , & par conséquentson ennemi déclaré , ne profitât deçette guette sainte p’ lui arracher.