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particulièrement honoré à Thcbes,capitale de la haute - Egypte. Ond.t que Bacchui , s’étant trouvé dansl'Arabie déserte, fut fur le psinc demourir de soif: il implora le se-cours de ce Dieu , qui lui appa-rut sous la forme d’un bélier, le-quel, enfrapant du pied contre ter-re, lui montra une source d’eau.On dreffa là un autel superbe a Ju-p:tír, qu’on surnomma Ammon , àcause des sables qui sont dans cetiecontrée. D’autres disent q ue Jupiterfut ainsi surnommé, parce que sonpremier temple fut élevé par unberger appelle Ammon. Les peu-ples de la Libye lui en bâtirentun magnifique fous ce nom , dansses déserts qui font à l'occident de1 Egypte. On venoic de fort loinconiulter la statue de ce Dieu,qui yrendoit de fameux oracles : ils du-rèrent j ufqu'au lents de - Ihéodose.On le repréfentoit fous la forme«l'tin bélier , ou seulement avecune tête 8c des cornes de bélier...Ammon fut ausii le nom tison roifie Libye , que quelques-uns pren-nent pour Bacchui.
I.AMMONIUS, philosophefi'Alexandrie.fut clevé dans le Chris-tianisme. Í1 commença par porterfiu bled dans des lacs, ce qui le fitnommer Saccas ; mais ayant quit-té ce métier , il fit de grands pro-grès dans la philosophie Ecléti-que, ou des nouveaux Platoniciens,& il enscignoit avec succès en 243.í< Ammonites, suivant M. VAbbèPLU-» quzt, u forma le projet de conci-» lier toutes les rel'gions 6c toutes les» écoles des Philosophes. La vraie» philosophie consistoit à dégager la-> vérité des opinions particulières,’> & à purger 1a religion de ce que>> la superstition y avoir ajouté. Je-» sus-Chiust , selon Ammonius , new sVtoitpas proposé autre chose. Atn-» monitis prenoit donc dans tadoctrine» de J. C. tout ce qui s’accordoit» avec la doctrine des philosophes
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» Egyptiens 6c de Platon. II rejétroit," comme des altérations faites par ses» dilciples, tout ce qui étoit contraire" au système qu’il s’étoit fait. II re-” coimoilfoh u» Être nécessaire 8c>1 iiinnt; c’étoit Dieu. Tous les êtres" croient iortis de fa íubstance. Par-" ipi f es différentes productions, il» Lippofoit une infinité de Génies» 8c de Démons de toute espèce ,» auxquels il attribuoit tous les gostts» propres à expliquer tout ce que les» différentes religions racontoient de» prodiges 6c'de merveilles. L’Ame» humaine,étoit auss:- 1 /ien que les Dé-,, mons, une portion de f Etre fu-„ prême. II fupposoit, comme les» Pythagoriciens, deux parties dans» l’ame ; une purement intelligente,» 6c l’autre sensible. Toute la phi-„ Iofophie , selon Ammonius , Mevoitn tendre à élever Pâme au-dessus des» impressions qui Pattachent au corps,» 8c à donner l’essor à la partie fen-» fible , pour la mettre en commerce» avec les Démons, qui avoient un>, petit corps très-fubtil & très-dé-» lié , ôc qui pouvoit ctre apperçu» par la partie sensible de Pâme , pu-„ tifiée 6c perfectionnée. >. ( Afc-moircs pour servir aux êgarcmcns deVEsprit humain , Disc.prélim. p. 11 3.)Origine , Plocin furent ses disciples.S. Jérôme loue beaucoup fa Cancor «de des Evangélistes : ( elle se trouvedans la Bibliothèque des Etres. ) Am-monius ne fut pas moins estimé desauteurs Païens, que des Chrétiens :Longin , Porphyre 6c Hiéroeles en fat»soient beaucoup de cas,
II. AMMONIUS,chirurgien d’A-lexandrie, fit le premier u;ve ou-verture à la vessie pour en lijcr lapierre : ce qui le fic-appeller Litho-tome , c’est-à-dire Coupeur de picrrct
III . AMMONIUS , fils ilHermiasphilosophe Péripatéticien, disciplede Proclus,a fleuri dans le Vp siécle.1 . Son ouvrageDe dijsercntìa Vocum ,se trouve dans un Dictionnaire grecpublié in-fol. à Venise cn 1497;& il est imprimé avec d’autres an-Csens Grammairiens, Leyde, 1739».
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