AMY , (N.) avocat au parlement l’état de sa famille. Ce qu’on sçait
d’Aix , mort en 1760, est connu parquelques ouvrages de physique : I.Observations expérimentales fur lestaux des riv. de Seine, de Marne, &c.1749 , in-12. 11. Nouvelles Fontai-nes filtrantes, 1757, in-12. III. Ré-flexions fur les vaisseaux de cuivre, deplomb & d'étain , 1757, in-12. &C.Ces ouvrages décèlent un hommeami de l’humanité , qui emploie seslumières à chercher ce qui peut êtreutile ou nuisible à ses semblables.
AMYMOME.I’une des 50 Da-naïdes , épousa Encclade , qu’ellerua la première nuit de ses noces ,selon l’ordre de son pcre. Presséede remords, elle se retira dans lesbois , où voulant tirer fur une bi-che , elle blessa un Satyre qui lapoursuivit, & dont elle devint laproie malgré Neptune qu elle implo-roir. Ce Dieu la métamorphosa enfontaine.
I. AMYNTAS 1", roi de Macé-doine , succéda à son pere Alcétas ,vers l'an 547 avant J.C. II se íàt-ai-mer de ses sujets 5c craindre de sesvoisins. Son règne fut d’environ50 ans.
II. AMYNTAS II, ou III , roide Macédoine , successeur de Pau-fanías , n'est placé dans l’histoire,que parce qu’il fut le pere de Phi-lippe & l’aieul ô,'Alexandre, Les 11-lyriens&les Olynthiens défirentIon armée. II mourut après un rè-gne de 24 ans, 390 avant J. C. Voy.ci-devant la Chronologie, art. Ma-cédoine , p. 69.
AMYOT, (Jacques) naquit àMelun le 30 Octobre 1513 , de pa-rons plus vertueux qu’opulens.Sonpere étoit un petit marchand mer-cier , Sc non boucher, comme ledit de T hou. ( Voyez les Mémoirespour l’hijìoirc d’Auxerre par l’abbé leBœuf, Tome I. ) La prodigieusefortune que fit Amyot, 3 rendu leslittérateurs fort curieux de sçavoir
de certain , c’est qu’elle ctoittrès-obscure. Amyot , commença commeSixte V. Un cavalier qui le trouvaau milieu des champs dans la lîeau-ce, le porta en croupe à l’hòpita!d’Orléans. Amyot, qui avoir quittéfa maison pour échaper à un châti-ment , se rendit à Paris Sc y l'erv.tdc domestique à quelques écoliersd’un collège de cette ville. Sa mereMarguerite Damours lui envoyoitchaque semaine un pain par les ba-teaux de Melun. Une dame > qui letrouva d'une figure aimable, le pritpour accompagner ses enfans au col-lège : Amyot profita de cette occa-sion pour se former. II recueillitles fleurs & les fruits de la littéra-ture, ôc brilla dès-lors à Paris. IIquitta cette ville peu de tems après,parce qu’on l’accusoit d’ètre favo-table aux nouvelles erreurs. II seretira chez un gentilhomme deBerri , qui lui confia ses enfans.Henri II ayant passé en Berri, Amyotfit une épigramme grecque, que se »élèves présentèrent au roi. Le chan-celier de C Hôpital fut si enchantéde ce petit ouvrage , qu’il dît àHenri, que fauteur étoit (signe deveiller à Péducation des enfans deFrance. Ces vers grecs furent, se-lon quelques auteurs , le premierdegré qui fit rnonter.dmycr aux plusgrandes dignités : mais cette his-toire de la fortune parole un peuromanesque , 6c est contredite parles' dates. Les historiens les plusjudicieux s’accordent tous à direqu'Amyot étudia d’abord à Paris aucollège du cardinal le Moine ; qu’ilfut ensuite précepteur de Guillaumede Saci-Boucherel 1 alors secrétaired’érar. Ce ministre le recommandaà Marguerite sœur de François /; Scce fut par le crédit de cette prin-cesse , qu’il eut la chaire de Lec-teur public en grec & en latin dansl'université de Bourges.- Amyot tra-