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duisit les Amours ds Thcagène & deCharicUe, roman grec, qui lui valutl’abbaye de Bellozanne. Après lamort de François I, Amyiot suiviten Italie Morvìllìers, nommé àl’am-bassade de Venise. II eut occasiond’y voir le cardinal de Tournon, &Odet deSelves , qui succéda à Mor-villiers, Ce fut à Venise qu’il reçutordre d’ Henri II, de porter au con-cile de Trente un lettre de ce prin-ce, pleine d'une noble hardiesse. LeRoi se plaignoit de ce qu’il nepouvoir envoyer ses évêques àTrente, à cause de la guerre qu’onlui íaisoit en Italie. [ * ] Amyct futsans doute assez - peu content deson voyage ; car il conseilla auministère de France de ne point en-voyer à Trente , pour recevoir lafcponse du concile. La raison qu’ilRt-valoir dans fa lettre à Morvil-léers , fut , selon le P. Benier , quela réponse seroit faite à Rome deconcert avec Mendo^e ambassadeurde l’empereur. Quoi qu’il en soit,l’abbc de Bellozanne, à son retourd'Italie, fut fait précepteur des en-fans de France. Charles IX, soneleve, qui étoit monté sur le trô-ne > ayant entendu dire que Char-les-Quint avoir procuré la papautéa son précepteur,.dìt qu’il en seroitbien autant pour le sien. Quelquetems après la charge de grand-au-mònier ayant vaqué , ce prince en
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revctit Amyot. Catherine de Médicis ,qui la destiuoit à un autre , dit encolère au nouveau pourvu : Palfait buuquer Us Cuises 6- les Cha-ulions, les Connétables & les Chan-ccliers, & les R uis de Navarre & lesPrinces de Coudé; & ,7 faut * „peut prestolet me faffe U loi I
Amyot craignant le ressentimentd’une femme , & d’une telle fem-me , voulut fe démettre ; maisCharles IX s’y opposa fortement.Ce prince lui dona quelque temsaprès l’abbaye de S. Corneille deCompiégne Sc l’évêché d’Auxerre.Et comme ce prélat insatiable de-mandoit encore une abbaye , leRoi lui dît » : Ne m'aviez vous pas» assuré autrefois que vous borniez„ votre ambition à mille écus de.» rente ?» — Oui, Sire , réponditAmyot j mais Vappétit vient en man-geant... Henri III, qui avoir été aussison disciple, lui conserva la grande-aumônerie , & y ajouta pour tou-jours Tordre du S. Esprit, en con-sidération de ses talens Sc de sesservices. Amyot manqua à la recoo-noissance qu’il devoir pour de sigrands bienfaits, en favorisant lesrebelles de la ville d’Auxerre , siTon cn croit Tillustre de Thou -, maisil a été contredit fur ce fait parTauteur de la Vie de ce prélat, mortleó,Févr. 1593,à Tâgede 79 ans.Onavoir voulu Tengager quelque tems
[* ] Amyot nous a laissé la Relation de fa députation auprès des Peresdu Concile. C’est dans une lettre qu’il écrivit à M. de Morrilliers le 8 Sep-tembre 1551. Le fait y est raconté dans un détail 8c avec une aisance quifait plaisir. Amyot s’acquitta de fa commission en homme ferme & intelli-gent , quoiqu’il n’eût point de caractère public , ni d’ordre signé du Roi.“ Ce fut á moi, dit-il, à jouer mon rôle ; 8c ne sçavois bonnement ce que j’é-” tois,ni comment je devois m’appeller. » Ouand on voulut lire la lettre enprésence du card.-légat, les évêques Fspagnols , mal-intentionnés contre laFrance.trouvérét mauvais le terme CoriyíNTUs,dont leRois’étoitservi dansle titre , au lieu de celui de CowciiïUM. 11 s s’attachèrent opiniatrément àcette chicane.** Je ne íçais, dit Amyot , s'ils avoient peur que le Roi les” prit tous pour des moines. » Mais 11 leur sit-observer que le terme deConvzntus , usité dans les bons Auteurs latins , ne devoir pas être priscn mauvaise part, d’autant plus que le Roi dans le corps de la lettre avoirBusti employé celui de Conciczíim,