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Tome Ier.
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A M Y

traité plus doucement. Amyris , pré-voyant les malheurs des Sybari-tes , se retira promptement dansle Péloponnèse ; ses compatriotesse moquèrent de sa retraite , & letraitèrent d'insensé: la suite fit-voirqu’il étoit le seul sage. De-la estvenu s ancien proverbe des Grecs,Amyris devient fou ; que l’on appli-que à ceux , qui, fous l'ombre defolie donnent ordre à leurs affaires,& qui cachent beaucoup de sagessesous le masque de la démence. V t>y,aujj 1 1. Brvjtus.

I. AMYTIS, fille A’A/lyagt j, der-nier roi des Mèdes, fut mariée àSpitamas , de qui elle eut deux fils ;Spitaces & Megabtrnes, Aftyages ,vaincu par Cyrus , se retira à Ec-batane , & se cacha dans un endroittrès-secret du palais. Cyrus , irritéde ne le pouvoir trouver, ordonnaqu’on mit Amytis , son mari & sese nfans, à la question. Astyages se dé-couvrit alors , & fut traité avecplus d’humanité qu’il n’avoit osél'espérer ; mais Spitamas , son gen-dre , sot puni de mort, pour avoirrépondu qu’il ne seavoit où il s’é-toit caché. Son plus grand crimedoit d’avoir une belle femme. Amy-tis plut à son vainqueur , qui es-suya ses larmes en l'épous.int. Cam-byfcs & Tanyoxarees naquirent dece second mariag: , vers l’an 550avant J. C. Us succédèrent à Cyrus ,qui donna des-gouvernemens auxdeux fils que la reine avoit eus deSpitamas. Tanyoxarees ayant étéempoisonné par ordre de son frere,8t Amytis ayant découvert sa mortcinq ans a^rès, elle pressa Cam-byfes de lui livrer celui qui lui avoitconseillé de commettre ce crime;mais elle ne put l’obtenir, & cerefus, joint à fa douleur maternelle,fut cause qu'elle se donna la mortpar le poison. Ctcfias est sauteur quinous a fourni ces anecdotes. 11 neparoit pas mériter plus de croyanceTo/lii /,

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fur cet article , que fur plusieursautres ; mais on ne pouvoiese dis-penser de le copier, non-plus qu Sbeaucoup d’autres auteurs anciens*Ces fables de l antiquité ont fi sou-vent été répétée» par les modernes,qu'un Dictionnaire Historique paroitincomplet , lorsqu’on néglige d'enfaire mention.

II. AMYTIS , fille d cXerdsl,fut mariée à Mégabit , homme il-lustre, qui tient un rang distinguédans l’histoire de Perse. La con-duite de cette princesse répanditbeaucoup d’amertume sor la vie deson époux. Après fa mort , ellesuivit son penchant à la volupté,& s’abandonna à des excès qui laconduisirent au tombeau... Voye^AïOU-ONIDES.

ANABAPTISTES, Poy-HuTTEU(Jacob) , Jean de Leyden, MvnCER,viil. David, 6-Stork ( Nicolas ) »si vous voulez connoître l'origine 8cl’histoire de cette Secte. Elle subsisteencore, quoiqu’il paroisse par la Con-fession de foi, publiée pat les Ana-baptistes Anglais en 1689 , qu’ils nedifférent guéres des autres Protestansqu’àl’égard du baptême des enfans.

ANACHARS 1 S, philosophe Scy-the disciple de Solott , s’illustra àAthènes par son sçavoir, son dés-intéressement , fa prudence & se»moeurs austères. De retour dans fapatrie , il voulut y introduire lesDieux & les loix de 1.1 Grèce. 11eut le sort de quelques philoso-phes , qui, comme lui, voulurents’élever contre le gouvernement& la religion de leurs pays : il sottué pi r le roi des Scythes, ver»l'an 550 avant J. C. Parmi plusieur»sentences triviales qu’on lui attri-bue , il y en a quelques-unes quiméritent d’ètre rapportées. La vuede l'Ivrogne est ta meilleure leçon desobriété,,. Aaacharfis , voyant qu'àAthènes les grandes affaires étoientdécidées par la multitude assem-blée , 6í souvent crès-ma!, disoit;

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