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affaires les plus impowantes. 11 nese croyoic pourtant pas né pourprendre part à ce qui se passoitdans fa patrie : il répondit á quel-qu'un qui lui demandoit pourquoiil étoit venu fur la terre---/b urContempler U j'oUil , la lune 6* lesétoiles. Les visions qu’il débita furees globes , ncprouvoient pas qu’ileût beaucoup profité des ses mé-ditations. 11 enfeignoit que la luneétoit habitée ; que le soleil étoitune niaise de matière enflammée,un peu plus grande que le L J élo-ponucfi, U entreprit dexpîiqucr lamaniéré dont il fuppofoit que Dieuavoir arrangé toutes les parties, quientrent dans la composition descorps, a La Suprême intelligence,
» (difoit-il,) vit que la matière étoit» dans un grand désordre, & vou-" lut y remédier, parce qu’étant» la perfection même , toute im-« perfection lui déplait. Elle rap-« pella toutes choses à un plan-> plus régulier & plus digne de fa» sagesse. Pour cela, elle divisai» ■» matière en une infinité de peti-» tes parties exactement sembla-» blés, qui dévoient être comme» les élémens des corps. Toutes» ces particules dillribuées avec art» & avec de justes proportions ,» avoient une tendance naturelle» à fe rejoindre & fe rejoignoient» en effet selon les difïerens be-« foins de la nature. » II donnoità ces particules le nom ú’Hotmxû-meriee ou Parties jimilaires , Sí elleslui fervoient á expliquer tous lesphénomènes naturels. “ Le pain-> qu'o n mange , ( diloit - il, ) &» les autres alimens, renferment■> des particules de sang, de lyra-,» phe, d’eíprits animaux, de nerfs,-, de cheveux, d’ongles, lesquelles,-- par leur mouvement propre &» par une espèce d’instinct , vont„ fe rendre aux endroits qui leur» sqot destinés, Le bois qu’on brûle
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” contient des particules de feu ,
" de fumée . d'eau , de sel, de-> cendres qu, f e détachent les unes» des autres , & q U î après avoir„ pendant quelque tems nagé dans» lair, fe rapprochent ht lerejoi-" 8rient pour former de nouveauxn bois.» II enfeignoit encote , dit-on , que les Cieux ctoient de pier-re , & il paroiffoit soupirer pourle céleste séjour. Comme on lui re-prochoit qu’il ne se souciòit pasde fa patrie : Au contraire , répon-dit-il, bu montrant le ciel ,j\n faisnn grand cas . Ses opinions , fessingularités, ou plutôt fes liaisonsavec Pcriocs tyran d'Athènes, luisirent quelques ennemis. On l’ac-eufa d’impiété , quoiqu’il eût re-connu le premier une Intelligencesuprême qui avoir débrouillé lechaos; Lc on le condamna à motepar contumace. Anaxagure s’éloi-gna d’Athènes , & ayant appris facondamnation , il répondit avectranquillité :Il y a long-tcms ijue lanature a prononcé contre contre moi6* contre mes juges le même arrêt dcmort. II fe retira á Lampfaque , oùfes écoliers vinrent le chercher ,& où il paffa te reste de fes jours.Dans fa vieillesse , il résolut, dit-on , de se laisser mourir de faim ,parce qu’il manquoit du nécessaire.Périt lis, son élève, accourut auprèsde lui pour le détourner de cettefunefíe résolution. Anaxagcre ayantà se plaindre du peu de recon-noissance qu’il avoir montrée pourson maître en politique 8î en phi-losophie , lui répondit ; Ouand onveut conserver la lumière d'ont lampe ,on a sain d'y verser de í huile, Sesamis lui demandèrent ,dans fa der-nière maladie, s'il souhaitoit qu’ottportât son cadavre dans son pays?Cela est inutile , répondit-il : le che-min qui mine aux enfers tic auffi-longd’un lieu quedt Poutre. On éleva furson tombeau deux autels ., l’uncon-.