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sacré 3uf?on-/i«j ,8c l’autre àla Vé-rité. Mais , fi l’on fait attentionqu’ Anaxagore eut une conduite bi-zarre St un esprit singulier, on nesçaura a quelles divinités ces au-tels dévoient être dédiés. Sacralen’estimoit pas beaucoup les livresde ce philosophe.
ANAXANDRE, roi de Sparte,vainqueur des Messéniens.répon-dit à quelqu’un qui lui demandoitpourquoi les Lacédémoniens n’a-voient point de trésor ? C est, dit -il, afin quon ne corrompe pas ceuxqui en a'iroitnt Us clefs. 11 vivoitvers l’an 684 avant d. L.
I. ANAXANDRIDES . roi deSparte , soumit les Tégéates. IIfutle premier qui, par un abus donton n’avoit point d’exemple à La-cédémone , s’avisa d’avoir deuxfemmes á-la-fois. II vivoit entreles ann. jço 8c 590 avant J. C.
II. ANAXANDRIDES , poèteRhodien , vivoit du tems de Phi-lippe , pere d’ Alexandre.. Suidas dit,que c’est le premier qui ait intro-duit fur le théâtre les amours deshommes Sc les ruses de la galante-rie. Ce poète comique s'étant mêléd’attaquer le gouvernement d’A-thènes, on le condamna à mourirde faim : digue mort d’un versifi-cateur satyrique.
ANAXARETE, jeune fille de Sa-lamine, d’une rare beauté, mais fiè-re , parce qu’elle descendoit de lafamille royale de Teucer.XSn jeune-homme de basse-naissance , appelleIphis, qui en étoit devenu éperdue-ment amoureux, s'en voyant mé-prisé, sc pendit de désespoir à saponc.Anaxarète, loin d’enêtre tou-chée, regarda d’un œil sec St insen-sible le convoi du malheureux Iphis.Alors Vénus, indignée de son or-gueil , la changea en pierre.
ANAXARQUE, philosophed'Abdère, fut le favori k Alexandrele Grand ., & lui parla avec une li-
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berté digne de la philosophie d tDiogcne. Ce prince s’étant blessé ,Anaxarquc lui montra du doigt lablessure : Voilà du sang humain , luidit-il , «S- non pas de celui qui animeUs Dieux. Un jour que ce roi luidemanda à table, ce qu’il pensoitdu festin ? II répondit » qu’il n’y» manquoit qu'une seule chose, la» tête d’un grand»seigneur, dont on„ auroit dû faire un plat : » St dansle même instant, il jetta les yeuxfur Nicocréan , tyran de Chypre.Après la mort i'Alexandre, c eNi-cocrion voulut austi faire un plat duphilosophe ; il le fit-mettre dans unmortier, St le fit-broyer avec despilons de fer, comme on fait encoreen Turquie a l’égard d’un muphticriminel. Le philosophe dit au ty-ran , «> d’écraser tant qu’il voudroit» son corps -, mais qu’il ne pour-» roit rien fur son ame. » AlorsNicocréan le menaça de lui faire-couper la langue. — Tu ne le feraspoint , petit efféminé, lui dit Anaxar-que ; St aussi-tôt il la lui cracha auvisage , après savoir coupée avecses dents. Anaxarquc étoitSceptique.
ANAXIDAME, roi de Lacédé-mone , vers l’an 684 avant J. C. ,répondit à un homme qui lui de-mandoit : Qui avait P autorité dansSparte ?— Les Loix,
ANAXILAS , tyran des Régi-niens , montra autant d’équité Scde sagesse, que ses prédécesseursavoient fait-voir d’injustice St decruauté. En mourant il laissa desenfans en bas-àge , St en confia latutelle à un esclave appellé Aíi-calus , dont la fidélité lui étoit con-nue. La mémoire du tyran étoiten si grande vénération chez sessujets , qu'ils aimèrent mieux obéirà un esclave, que d’abandonner lesenfans de leur souverain. Au resteMicalus s’acquitta de fa tutelle avecbeaucoup de sagesse Sc de désinté-ressement ; & lorsque les jeunes