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Tome Ier.
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*e pour Vassiéger , Van ut avantÍ- C. : les Romains en furent si-peuto uchés, qu’ils vendirent la terreOù Annihal campoit, & envoytrentle même jour un secours considéra-ble en Elipngne. La pluie , les orages& la grêle Pobligerent de décam-per , fans avoir eu le tems, poura ‘nsi dire , de voir les mura.Iles deïlome. Le consul Marcclluí en vintEnsuite aux mains avec lui dans'rois différens combats , mais il n’yEut rien de décisif-, & comme il enprésentoir un quatrième j Annihalretira, en disant : Que faire avecun homme qui ne peut demeurer ni vie-t0r Ì€ux , ni vaincu ? ( Vay . I. MaR-Otr.Lus.) Cependant Afdruhal, fre-re d’ Annihal , s’avançoit en Italie ,P secourir son frere-, mais ClaudeNcron lui ayant livre bataille, taillaarmée en pièces , St le tua lui-ni ème, Néron , rentré dans soncs mp , fit-jetter á Ventrée de celui**’Annihal la tète sanglante d'Af-ir uhal. LeCarthaginois en la voyantdit, “ qu’il ne doutoit plus que le" coup mortel n’eût été porte à sa” patrie. Carthage , presiée deto us les côtés , songea à rappellesAnnihal. Dès que ce héros fut ar-ftyé en Afrique , il pensa qu il va-0l t nueux donner la paix à sonPays , que de lut laisser continuerttne guerre ruineuse. II y eut uneEntrevue entre lui St Scipion ; mais" général Romain n’ayant vouluEntendre aucune négociation,qii au-Pyravant le sénat de Carthage n'cùttait des réparations á celui de Ro-rne , Us né purent convenir de rien.On en vint encore à une bataillaPrès de Lama , Van 2.0Z avant J. C.Annihal la perdit, après avoir com-battu avee autant d’ardeur quedans ses premières victoires ; 40’ n 'Ue Carthaginois furent rués ouraits prisonniers. Orre journée futu . n nouveau mous pour les Cartha-fcrnois, d e demander la paix. An-

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nilal , honteux rì’ètre témoin deVopprobre de fa patrie , se rcíugi*d abord chez Antiochus roi de Sy-rie , cnsu.te chez P rusa, roi de Bi-thyoie -, St ne l'e croyant pas ensúrete dans ces deux cours amiesdes Romains , il avala un poisonsubtil, qu’ìl portoit depuis long-tems dans le chaton' de fa bague ,Van 183 avant J. C„ âgé de 64 ans.Délivrons , db-il , le s Romains de Uterreur que je leur inspire : ils errentautrefois la génères té d'avertìr Pyr-rhus de fe p: écaui:onner contre un traî-tre qui le vonloit empoisonner ; 6- iltont aujourd’hui la hàffejfc de solliciterPtufias i me fairc-gcrir Rome perditun ennemi , & Carthage un défen-seur. Titc Live nous le représented’une cruauté inhumaine ít d’uneperfidie plus que Carthaginoise,fansrespect pour la sainteté du serment i6c fans religion. En nous gardantde dissimuler qu’il lui refío.t queUque chose du caractère & des vicesde fa nation , nous croyons cepen-dant que les traits prêtes á Annihalpar Vhisiorien Latin , font grossis 3& qu’ils partent de la haine que luiportoient les Romains. Un couragemêlé de sagesie , une fermeté querien ne troubloit, une connoiflan-Jce paif.iire de l’art militaire , une atatension scrupuleuse a observer tour,une activité fans égale, ont misAnn.hal dans le premier rang desgr.mds généraux de tous les sié-cles. II cultiva les lettres an milieudu tumulte des armes Plusieursécrivains , en lui reprochant den’avoir pas mené son arbace victo-rieuse à Rome , après la bataille deCannes , répètent ce mot de Mahar -hal, capitaine Carthaginois : Anni-hal j vous jqave\ vaincre ; mais vousne fçave\ pas prof ter de la victoire •Un auteur plus judicieux dit, qu’otjne devroit pas prononcer si légère-ment contre un si grand capitaine.« Rome jalouse , Rome inquiette t

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