Band 
Tome Ier.
Seite
240
JPEG-Download
 

jjuclq* fragmens. II vivoit environJ’an H4 avant J. C.

ANTIEH ATE, roi des LestrigonsAntropophages , 8c un des descen-dans de Lamus , fut fondateur de laVille de Formiesen Italie. LaEabledit, qu'UlyJJc ayant été jette furcette côte, envoya à terre trois deses compagnons pour reconnaîtrele pays ; qu’ Antiphate, instruit deleur arrivée,en surprit un 8c ledévora ; qtt’il poursuivit les deuxautres avec une troupe de Lestri-gons , 8c que n'ayant pu les attein-dre , il fit-lancer des pierres & despoutres furies vaisseaux d ’tfiyffe enfi grand nombre, qu’il les coula tousà fond , excepté celui que montoitce prince.

ANTU’HILE, peintre Egyptien,contemporain d'Apellc dont ilétoitle rival , peignir un jeune garçonsoufflant le feu , dont la lueur éclai-toit durant la nuit un appartementti ès-orné, 8c faifoit briller la beau-té du jeune-homme ; à ce que rap-porte Piine, admirateur de cc tableau,

ANTIPHON , orateur Athénien,naquit à Rhamnufedans l’Attique ,cc qui lui sit-donner le surnom deRhammifien. On dit qu'il fut le pre-mier qui réduisit l’cíoquence en art,ot nui enseigna 8c plaida pour de l’ar-gent. On avoit dc lui plusieurs ou-vrages. II nous est parvenu seizeOraisons A’Antiphon , qui fe trou-vent dans la Collection des anciensOrateurs Grecs , A'Etienne, 1575,in-fol.U mourutversl an4it avantJ. C. Ayanf été condamné à mortpour avoir favorise l'etabliffementdes Quatrc-cents ,il fit ,au rapportde Cicéron , un discours admirablepour fe justifier ; mais il 11’eut point!e succès qu ’il cn attendoit. Thucy-dide fut un da ses disciples. Les an-ciens comptent plusteurs Anti-vroNS patmi les Poètes , les Rhé-theurs 8c les Grammairiens , qui nefont connus que dc nom.

A N T

ANTISTHÈN E,philosophéAthénien, pere des Cyniques, don-na d'abord des leçons de rhétori-que. La philosophie AaSocrati l’ayátenlevé à l’éloqueuce, il tenvoyases disciples en leur disant : Alle\chercher un Maître-, pour moi, j'cn aitrouvé un. Pour philosopher plus àson aise, il vendit tous fes biens, 8cne garda qu'u n mâteau,encore étoit-il déchiré. II meprisoit b noblesse8c les richesses , pour s’attacher àla vertu , qui n’étoit, selon lui ,que le mépris des choses dont leshommes font cas. Quelqu’un luiayant demandé à quoi la philoso-phie lui avoit été utile ? A vivreavee moi-meme , répondit-il. 11 en*seignoit ouvertement que le vul-gaire adoroit plusieurs Dieux,maisqu’il n’y en avoit qu'un : ilavoit,fans doute , puisé cette doctrine àl’ccole de Sacrale. Le disciple fai—soit tous les jours plus de 40 sta-des , pour aller trouver son maî-tre , portant une longue barbe , unbâron à la main , 8c une besace surle dos. Sucrate voyant qu’il met-toit dans le mépris des choses ex-térieures un peu trop d’ostentation,lui dît : Antisthcnc, f uppercuts ta va-nité â travers les trous de ton habit.Affranchi de la tyrannie du luxe 8cdes richesses , 8c de la passion desfemmes , de la réputation 8c des di-gnités , c’est-à-dire , de tour ce quisubjugue 8c tourmente les hommes,ce philosophe poursuivit les autresfans ménagement, apiès s’êire im-mole fans réserve. La mort de Me-litus 8c l’exil d 'Ani’us , meurtriersde Sucrate ,' furent les suites de l’a-mertume de son ironie. II conseillaaux Athéniens , pour épargner esboeufs 8c les chevaux . d’employerau labourage les ânes 8c les béliers.On lui demanda la raison de ce con-seil : C est, riit-il , pue ces animauxferont anffi-bien pue les autres , unefois qu ils feront accoutumés au tra -■rail