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de combattre les Parthes ; mais ilne le fit qu; par ses généraux , &ne se mourra dans aucune de cesoccasions i’élèvc de César. 11 nepensoit plus qu’à jouir deses exac-tions , à arracher d'une main 2i àprodiguer de i’sutre. Cléopâtre , rei-ne d’Egypte , qui craignoit les ar-mes de ce conquérant , tenta de sel'aíTujettir par sa beauté , ne pou-vant le réduire par la force. 1! avoirplié sous les caprices de Fulvie ; ilfui l’etcUvr ,1e ceux. de Cléopâtre.Son fort fut de commander a i’uni-vers.Sc d'obeír à deux femmes. Lareine d’Egypte l’cni vi a de plailits.Scdans les délices où elle le plongea ,elle obtint de lui tout ce qu’cllevoulut. 11 la déclara reine d’Egyp-te, de Chypre , de la Coeléfyrie,d'une porfon de la Ci lie le , de l’A-rabie St c.e la Judée. Les cleuxl filsqn'il avoit eus d’clle , furent décla-res rois des rois : on leur donna leshabits royaux , 3c on y ajouta toutle faste de la royauté. Les Romains,irrités de ce qn’on démetnbroit l’em-pire pour une lemme & pour desétrangers , résolurent de prendreles armes contre lui. Un autre mo-tif de le combattre venoit de s’yjoindre -, Antoine , marie avec O Su-ive f cour d’OSure , avoit encorequitté son épouse St ses enfuis pourfa Cléopâtre. I! prit pour prétextede fa retraite de Rome , v qu ’il per-„ doit toujours , á quelque jeu de>, hazardqu’il jouât contre Oétave.nCelui-ci marcha contre lui. Leursflottes fc rencontrèrent prèsd'Ac-tium , l’an } l avant J. C. Antoine ,vaincu dans cette fameuse journée,nient d’autre recours qu’en la fuite.Cléopâ're elle même avoit déja prisce parti au milieu clu combat , avecsoixante vaisseaux qu’elle avoitamenés à Antoine. A peine eut - ilatteint cette princesse , qu’il appritla défection de son armée de terre.Dans fia douleur où le jet» cette
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nouvelle, il essaya tous les moyenápour se distraire, tantôt s'enfonçantdans la solitude , tantôt s’abandon-nant aux excès les plus honteux& les plus extrasagans. L'annéesuivante , Auguste entra en Egypte,&fe rendit maître de Pélule. An-toine Ce réveillant un moment , at-taqua la cavalerie de son ennemi Scla mit en déroute. Ce premier suc-cès luien promettoit déplus grands,si son armée & fa flotte ne fe. fus-sent rendues à Oâave. Antoine sovoyant alors au comble du malheurfurieux & désespéré , envoya dé-fier son ennemi à un combat sin-gulier ; mais celui-ci répondit froi-dement , qtì Antoine avo t , pour sor -tir Ae lu rie , d'uutres chemins que ce-lui d'un combat de cate nature .La per-fide Cléopâtre , craignant tout d’unamant qu’elle venoit de trahir , s’é-tolt retirée dans une tour, & avoitf.ûc-dire n Antoine qu’eile s'étoitdonné la mort. Cet amant, toujoursabuse , le crut. Honteux ,1’avoirété prévenu par une lemme , dansune action qui passoit alors pour unegénéreuse ressource dans les grandsmalheurs ; il s’adressa á un de sesaffranchis , nommé Eros , pour leprier de terminer par un mêmecoup fa vie 8c ses tourmeos. MaisEros te poignarda lui-même , & jec-ta , en tombant , le poignard à sonmaître. E/l-il pojjìble, s’écria Antoi-ne , que f apprenne mon devoir dianefemme L- d'un affranchi} Ea pronon-çant ces mots, il fe frappa du poi-gnard. Un moment après , on vintlui dire que Cléopâtre étoit encorevivante. Anssi-tòt .malgré la gran-de quantité de sang qu’il avoit per-du , il fe sit-porter i la tour oùétoit la reine. Cléopâtre ne vouloirpoint faire-ouvrir les portes,pouréviter toute surprise -, mais elleparut aune fenêtre haute, & jet-ta en bas des cordes 8c des chaî-nes -, tìc la ptinoçsse , aidée de deuï