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Paris. Mais la plupart souffrent desinterprétations favorables. Sa piétérépondoit à son sçavoir.
XVI. ANTOINE , Sicilien, pri"sonnier de Mahomet 7/ à la prise deI’ille de Négrepont en 147; , mit lefeu à l’arsenal de Gallipoli, & sepréparoit á brûler tous les vaisseauxqui étoient dans le port, lorsque lesflammes qui s'étendoient de touscôtés, 1 obligèrent de s'aller cacherdans un bois. Les Turcs l’y ayantdécouvert, le menèrent devant legraiHÌ-S'eigriCLir. Antoine lui dit fié*renient *> qu’ilavoit mis le feu a son" arsenal , n’ayant pas pu lui r.iet-» tre le poignard dans le sein.»Aía-homet le fi t-scier avec fes compa*gnons par le milieu du corps. Lesénat de Venise donna une pensionconsidérable au frété de ce malheu-Jeux, & maria sa soeur.
ANTOINE , (Nie. ) Voye\ knt-
TONIO.
ANTOINE DE PAULO. Voy.Pauio.
ANTOINETTE d’Oriéans ,
fille de Léonore A’Orléans áwz d cLon-ptevilU & de Marie de Bourbon com-te lie de St-Paul, se distingua debonne-heure par sa vertu 5 t sa beau-té. Elle se fit feuillantine en 1599,après la mort de Charles de Gondifen mari, tué au Mont St Michelqu’il vouloir sorprendre.Elle fut en-suite religieuse coadjutrice de i’ab-baye de Fontévrault. Elle quitta cetordre pour fonder la congrégationdes Filles du Calvaire, sous la direc-tion du fameux Pere Joseph,ca pu-cin,qui dressa les constitutions sui-vant la règle âcS.Senvii. Lc premiermonastère fut bâti àPoitiers 001614.La pieuse fondatrice mourut en161 3 , en odeur de sainteté. Un sol-dat qu’cile avoit employé à vengerla mort de son époux , ayant étépendu sans qu’elle pût obtenir fagrâce, elle fc dégoûta du monde, 8c
A NT
ce fut le premier motif de son en-trée dans le cloître.
ANTONELLO, Voyex An-toine n” xiv.
ANTONI, dit de Sceavx, a étéle plus parfait danseur de corde quel’on ait vu en France. Sa danse ctoitnoble, aisée, malgré la gène de l’é-quilibrc Sc du cordeau : teile en unmor,qu’un habile maître, dégagéde ces entraves, eût pu l’exccutcr áson aise sur un théâtre. 11 joignoità ce talent, celui de sauter avecune élévation, une justesse Sc uneprécision admirables. II ctoit origi-nal dans la danse d'Yvrgne, qu’il aplusieurs fois rendue fur le théâtredcl’académie royale de musique,au gré de tous les connoisseurs. 11mourut en 173 a.
I. ANTONIA , fille de Marc-An*toine&t á'Oclavic , sueur puìnéed'u-ne autre Antonia aïeule de l’emper.Néron , fut une des plus vertueusesfemmes de son tems, quoique sonpere fût le plus débauché de- Ro-mains. Elle épousa Drusus, fils deLivie Sc frété d eTibere ; Sc aptes La-voir perdu, quoique dans un âgepeu avancé, elle ne voulut jamais seremarier. Drusus lui laissa trois en-fans : deux fils , Germanicus pere d»Cal/guia,ìk Claude depuis empereur:Sc une fille nommée Livie, fameu-se par les débauches... Attachéeuniquement à l’éducationdc fes en-fuis , cette illustre Romaine fit deGermanicus un héros , qui devintl'idole de l’empire ; mais elle eut ladouleur de se voir enlever ce prin-ce à la fleur de son âge. Ce fut ellequi découvrit à Tibère les desseinsîle Scjan , son favori. Antonia reçutd’abord quelque fatisfs.s-ion de Ca-Ugnla son petit-fils, qui lui fit-dé-cerner, par un décret du sénat, lesnicmes honneurs qu’on avoit ac-cordés auparavant à l’impératriccLivie ; mais il la traita ensuite avecbeaucoup d’inhumanitc : l’on pré-