Band 
Tome Ier.
Seite
251
JPEG-Download
 

A N T

tend mêmequ’il la fit-empoisonnerl’an 5 S de J. C. Valére-Maxime faitun bel cloge de sa chasteté & deson amour pour son mari. Plineprétend qu’elle n’avoit jamais cra-ché dans toute fa vie.

II. ANTONIA, Voye{ Claudia,

n'm.

ANTONIANO , ( Sylvius ) na-quit á Rome d'une famille pauvre ,en 1540. Ses ta'ens éclatèrent dèsson enfance. A l’âge de dix ans , ilfaisoit à l’instant des vers in-promp-tn, sur tel sujet qu’on lui proposoit.Un jour, un cardinal lui donna unbouquet ,en le priant de le présen-ter á celui de la compagnie qui se-roit pape ; & cet enfant l'ofírit aucardinal de Médicis , avec un élogeen vers qu’il débita sur-le-champ.Médicis devenu souverain pontife,l’apptlla à Rome , & le fit profes-seur de belles-lettres dans le collè-ge Romain. 11 fut ensuite secrétairedu sacré collège sous Pic V, & se-crétaire des brefs fous Clément VIII ,qui récompensa son mérite par lapourpre en 1 Le travail abrégeases jours , & il mourut 5 ans après,á l’àge de 63 ans. II nous reste de luides Lettres . des Commentaires , desVers , des Sermons & un Traitédel’e-ducatitn Chrétienne des Enfans^çn la-tin. On dit qu’il travailla au Caté-chisme du concile de Trente.

ANTONIDtS, ( Jean Vander-Goès ) poète de Zélande , mourut àla fleur de son âge en 1684.. On don-na une édition de ses Ouvrages àAmsterdam en 1714 , in-4". O11 re-marque dans toutes ses Poésies beau-coup de facilité , de feu & de har-diesse. Son meilleur Poème est celuidans lequel il chanta la rivière d’Y,fur laquelle Amsterdam est bâtie.

I. ANTONIN,empereur Romain,surnommé le Pitvx , méritoit(sui-vant Paufanias ) non seulement cetitre , mais encore celui qu’011 avoirdonné à Cyrus , de P nu bls lion-

A N T Mi

Ne de parens originaires deNîmes , il vit le jour en Italie dansla ville de Lanuvium t l'an í>6 deJ. C. Créé d'abord proconsul d’Aíie,puis gouverneur U’Italie t & consul1 an 120 de J. C. il se montra dan$ces premiers emplois , ce qu’il iutfur h trône impérial; doux,sage,prudent. modéré , juste. Adrien l’a-dopta , & il fut son successeur l’an13S. II rendit d’abord la liberté àplusieurs personnes arrêtées parlesordres A'Adrien qui les destinent a lamort. Le sénat, enchanté du com-mencement de son règne, lui dé-cerna le titre de Pieux , Lc ordonnaqu’on lui érigeât des statues. Anto-nia les méritoit. II diminua les im-pôts ; il défendit qu’on opprimâtpersonne pour la levée des subsides;il écouta les plaintes des surchar-gés ; il consuma une partie de sonpatrimoine en aumônes. Son nomfut aussi respecté par les étrangersque par ses sujets. Plusieurs peupleslui envoyèrent des ambassadeurs;d'autres voulurent qu’il leur don-nât des souverains. Des rois mêmesvinrent lui faire hommage. Plus at-tentif à rendre ses peuples heureuxpar la paix, qu’à les accabler d’itri-pots en voulant étendre fa domina-tion ,, il sçut éviter la guerre, & sonnom seul contint les Barbares. Ro-me 5 c les provinces de l’cmpire nefleurirent jamais autant que fous fourègne. Si une de ses villes effuyoitquelque calamité, il Iaconsoloit parses largesses. Si quelqn’autre étoicruinée par le fcu.il la faisoit-rebâtirdes deniers publics. C’est ainsi qu’ilen usa à l’égard de Rome , de Nar-bonne , d’Antioche , & de plusieursautres. Dans les inondations , dansles famines, il domioit tous les se-cours que ces fléaux exigeoient. IIorna plusieurs villes de monumensmagnifiques & utiles...Dans letemsde son adoption il avoit promis ,scion l’usage, des largesses su peu-