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Tome Ier.
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ouvrage est tort estimé , tant pourle style, qu’à cause de diverses no-tices importantes pourl’histoire dece tems-la. Erasme dit, >> que tous« ses ouvrages font écrits avec» netteté & avec facilité; qu'il ap--> proche méme quelquefois de Ci-” ccron : mais que fa diction man-» que de nerf , & que son latin» n’est pas toujours pur. « L’abbéMéhus en donna à Florence en 1741une nouvelle édition, 2 vol in-S",avec des notes & la vie de fauteur.L’Arctin n’étoit point prêtre, com-me quelques biographes l'on t cru.II avoir épousé une jeune & aima-ble Florentine, dont il eut un filsqui lui survécut.

III. ARETIN , ( Pierre ) bâtardde Louis Bacci gentilhomme d’A-rezzo.sit Pestai de son talent poé-tique par un Sonnet contre les in-dulgences. Des indulgences il passaaux rois, & les outragea avec unehardiesse si brutale , qu’il fut ap-pelle U fléau des Princes . Charles -Quint & François 1 furent assez bonspour payer à cet impudent le silen-ce , qu’ils auroient dû lui imposerd’une autre maniéré. Des princesd’Italie , moins complaisans queces deux rois , n’employérent quele baron pour le faire-taire , & s’entrouvèrent mieux. Les présens ,loin de le calmer, ne faisoient qu'-,augmenter sa rage. Charles Q. à sonretour d’Afrique , lui envoya , pourl'cngager à se taire, une chaîne d’orde la valeur de cent ducats : Voilà ,dît le fatyrique , un bien petit donpour une fi grande sottise. 11 se van-toir, •< que ses libelles faisoient plus» de bien au monde , que les ser-„ mons, m O11 disoit de lui , « que» sa plume lui avoit assujetti plus» des princes , que les princes n’a-„ voient subjugué de peuples. »II fit-courir une médaille, où sonbuste étoit gravé d'un côté avecces mots : 11 divino Arttino j de l’au-

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tre on le voyoit fur un trône , re-cevant les envoyés des princes*Cet homme divin étoit le plus lâche& le plus bas de tous les adulateurs:lorsqu il manquoit de pain, ses pa-négyriques alors étoient aussi ou-trés que ses satyres. U Antin se

plaint t dans une de ses lettres dece que la cour de Rome, moins pro-digue de biens que d'honneurs ,avoit laissé fa plume fans récom-pense. Le saint Pert , dit-il, mt don-ne l'accollade \ mais fes baisers nsfont pas des leitres^de-chan^e» Per-sonne n’étoit plus importun quelui, quand on fui avoit donne quel-que espérance ; ni plus insolent %quand il avoit obtenu ce qu’il de-mandoit. II répondit à un trésorierde la cour de France » qui venotcde lui payer une gratification : Nefoye\ pas surpris fi je garde le silen-ce \ s ai usé mes forces à demander,il ne ni*en refie plus poiir remercier •Un officier de François /Texhortancà continuer l’égale distribution deson encens entre les princes, VA-retin lui répondit : François I futlong~tcms l'idole de mon coeur ; maisle feu qui bruloit fur son autel ,s'estéteint faute d'alimens . Mes écrits ontannoncé ses vertus u toute la terre ;maìs je ne vis pas de fumée , & SaMajesté n*a pas daigné s*informer fijemange... L'Arctin^our mieux par-venir â fes fins , ufoit du secret descharlatans. 11 fe vantpit beaucoup :moyen toujours siìr don imposerà la multitude. On peut môme !eregarder comme un prodige d’ef-fronterie à cet égard. Après avoirpassé en revue dans fes écrits lespoètes de son tems, ilconclud qu’iln’apartiëtqu’à lui de louer les héros:«i A moi, dit-il , qui fçais donner cl u" relief aux vers & du nerf à la pro-» fe , & non à ccs écrivains dont" l’encre est parfumée Ôcdontlaplu-" me ne fait que des miniatures... Vé*

" loge que j’ai fait de fuies Iíl t( écrit-il ailleurs ) n respire quelque